Les raisons de la colère de John Steinbeck

LES RAISINS DE LA COLERE

Gros coup de coeur !
Pourquoi ai-je attendu si longtemps pour lire ce magnifique roman ? Bonne question. Je le voyais souvent passer sur des blogs, dans des critiques (toujours en bien) mais je pense que je me suis fait peur, toute seule. Je ne me pensais pas capable ou apte à lire ce récit. Quand on parle de trop d’un roman, qu’on le porte aux nues moi je me dis, humblement : ce doit être une littérature pour érudits !!
Et bien bonne surprise et bonne révélation qui va sûrement changer mon regard sur la littérature car il est facile d’accès et passionnant : 630 pages que j’ai lu en 4 jours…..
Le résumé : la famille Joad qui, suite à la crise de 1929 aux Etats Unis, se voit déposséder de son exploitation agricole et doit se lancer vers la Californie à la recherche de travail. Leur fils Tom arrive à ce moment, sortant de prison pour bonne conduite, où il avait été enfermé après un meurtre « par accident ».
0n suit le périple de cette famille vers ce qu’il pense être un nouvel el dorado et ils vont être ballotés d’un endroit à l’autre, devant faire face à la réalité, aux milliers de gens comme eux sur les routes.
Famille unie mais qui va devoir surmonter bien des épreuves mais grâce en particulier à Man, la mère, restera solidaire dans les épreuves.
Une véritable épopée qui date de près d’un siècle mais dont j’ai été surprise de constater combien elle était encore très actuelle : émigration, rapports de force, la misère, le manque d’emploi, etc….. mais aussi la solidarité, l’entraide, l’amitié et la famille.
On pense souvent que les Joad ont atteint le fond du trou mais non ils continuent et s’enfoncent encore plus loin, rien ne leur sera épargné.
Chaque chapitre alterne avec une réflexion de l’auteur sur l’ambiance du lieu, du temps, des saisons etc…. qui donne une profondeur au chapitre suivant, une réflexion plus générale sur les événements.

L‘écriture est très accessible, fluide et reflète parfaitement le thème, les descriptions (en particulier la cueillette du coton et des fruits) nous permettent d’imaginer l’environnement dans lequel ils évoluent
Vous l’avez compris j’ai beaucoup aimé ce roman. 

JOHN STEINBECK

L’auteur : John Ernest Steinbeck est un écrivain américain.

Il est le fils de John Steinbeck Senior, qui est trésorier, et d’Olive, une enseignante. Son grand-père paternel est d’origine allemande. Il a trois sœurs : Elizabeth (1894-1992), Esther (1892-1986) et Mary (1905-1965). Après le lycée de Salinas, il étudie à l’université de Stanford, mais abandonne ses études et part à New York en 1925.
Il travaille brièvement au New York American et rentre à Salinas en 1926. Son premier roman, « La Coupe d’or », une fiction historique écrite en 1929, n’a pas de succès. Par contre, « Tortilla Flat », écrit en 1935, lui vaut son premier prix littéraire, la médaille d’or du meilleur roman écrit par un Californien décernée par le Commonwealth Club of California. Cette histoire humoristique lui assure le succès.
En 1936, il publie « Des souris et des hommes » et « En un combat douteux ». Trois ans plus tard parait, ce qu’il considère comme sa meilleure œuvre, « Les Raisins de la colère ». En 1940, lorsque le roman est adapté au cinéma, il reçoit le prix Pulitzer. Il publie son autre grand roman « À l’est d’Eden » en 1952.
Dans ses romans, Steinbeck met souvent en scène des personnages issus de la classe ouvrière confrontés à la Grande Dépression en Californie.
Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1962 et la médaille de la Liberté des États-Unis en 1964.
En 1966 est publié son ultime livre, « Un artiste engagé », un recueil de reportages, de chroniques et d’essais politiques. (Réf. Babelio)

Quelques petits extraits pour vous donner envie :

« Nous ne pouvons pas compter là-dessus. La banque…. le monstre, a besoin de bénéfices constants. Il ne peut pas attendre. Il mourrait. Non il faut que les impôts continuent. Quand le monstre s’arrête de grossir, il meurT. Il ne peut pas s’arrêter et rester où il est. »

« Mais quand une bande de types vous prennent et vous coffrent pour quatre ans, ça devrait avoir un sens. Un homme, c’est censé penser. Eux ils me prennent, ils m’enferment et me nourrissent pendant quatre ans. Admettons…..  mais alors ou bien ça aurait dû me changer de façon que j’aie peur de le refaire. Mais si Herb ou un autre s’amenait, je le referais. Je referais avant même d’avoir pu réfléchir. Surtout si j’étais saoul. Ce manque de raison, c’est ça qui vous embrouille. »

 

« Mae les regarde et tourne les yeux ailleurs quand ils entrent. Al lève les yeux de dessus son gril, puis les rabaisse, Mae les connaît. Ils boiront un soda de cinq cents et râleront sous prétexte qu’il n’est pas assez froid. La femme emploiera six serviettes en papier et les jettera par terre. L’homme avalera de travers et s’en prendra à Mae. La femme reniflera comme si elle sentait une odeur de viande pourrie et ils s’en iront et répéteront jusqu’à la fin de leurs jours que dans l’Ouest, les gens sont grincheux. Et Mae, quand elle est seule avec Al, les traite de merdeux. »

« Et la colère commence à luire dans les yeux de ceux qui ont faim. Dans l’âme des gens, les raisins de la colère se gonflent et mûrissent, annonçant les vendanges prochaines. »

Ma note : ****

Ciao

2 réflexions sur “Les raisons de la colère de John Steinbeck

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