Sauvage de BEVIERE – MORVAN – HERSENT

SAUVAGE

Résumé :

 1720. Agée de huit ans, une petite fille, partie du Canada, fuit l’esclavage. Arrivée à Marseille, après avoir subit viols et brimades, elle se réfugie dans les forêts de Champagne. Ainsi commence dix ans d’errance jusqu’à sa capture et sa progressive réhabilitation. Mêlant nature et culture, bestialité et aristocratie, violences et douceurs, cet album contrasté raconte l’incroyable histoire de Marie-Angélique, l’enfant sauvage.

Les auteurs :

Gaëlle Hersent est dessinatrice et coloriste pour la bande dessinée et illustratrice.Après des études aux Beaux-Arts d’Angoulême (2003-2006) puis à l’EMCA (2006-2008), aussi à Angoulême, elle travaille d’abord dans le cinéma d’animation à Angoulême puis Paris. En 2014, elle travaille sur « Marie Angélique », roman graphique à paraître chez Delcourt , collection Mirages, et se lance parallèlement dans l’édition jeunesse.

Aurélie Bévière  est fan de manga à une époque où c’est encore loin d’être la norme pour les adolescents. (On se faisait presque jeter des cailloux dans la cour du collège à l’époque !).
Après des années de fanzinat et un master en arts plastiques, elle s’oriente vers le métier de scénariste, réalise 3 courts-métrages et s’apprête à publier sa première BD chez Delcourt.
Après avoir tenté de réaliser « Princesse Foufoune » en court-métrage d’animation avec son amie et co-scénariste Claudia Delahaye et le soutien de la maison de production Les Trois Ours, elle décide d’adapter ce scénario en bande dessinée et s’associe au talentueux Hiroyuki Ooshima.

Jean-David Morvan est un scénariste de bande dessinée.
Après un bac philo-arts plastiques, il part étudier pendant quelques mois à l’école Saint-Luc à Bruxelles (1989), en section BD, puis à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles. A l’origine, il s’oriente plutôt vers le dessin avant de laisser définitivement les pinceaux pour la plume du scénariste.
Au festival de Villeneuve-d’Ascq, il est repéré par les éditions Zenda. Avec Sylvain Savoia il propose « Reflets perdus » (1993) qui fut accepté. Il réalise ensuite « Nomad » (1994-2000) avec Savoïa.
La publication de la série « Sillage » (1998) aux éditions Delcourt (avec Philippe Buchet au dessin) lui permet de présenter d’anciens projets et d’autres plus récents, tels que « Le Cycle de Tschaï » avec Li-An, « La Mandiguerre » avec Tamiazzo, « 7 Secondes » avec Parel ou « Trop de Bonheur » avec Lejeune, toutes également chez Delcourt.
Depuis 2004, il a repris avec son acolyte Munuera la série « Spirou et Fantasio ».
En 2009, il remporte avec Huang Jia Wei un « Silver Award » au Prix international du manga pour Zaya.
En 2016; il sort « Henri Cartier-Bresson, Allemagne 1945 », avec Sylvain Savoia au dessin.

Mon avis :

L’histoire de cette sauvageonne trouvée dans une forêt de Champagne est intéressante (histoire vraie) : qui est-elle, d’où vient-elle, comment a-t-elle acquis cette intelligence instinctive, est-elle une meurtrière ??? Beaucoup de questions dont certaines réponses nous seront données au fil du récit, d’autres non car cette sauvageonne prénommée Marie-Angélique est amnésique et ne retrouvera que partiellement et au fil du temps la mémoire.

LA SAUVAGE PLANCHE

Elle est carnivore, bestiale mais douce avec les nourrissons, elle soulève bien des questions dans son entourage et passera des étapes très variées : passant du château d’un protecteur, à un couvent rigide, à la rue, puis passera sous la protection de la reine et bénéficiera d’un cadre de vie confortable et tiendra salon car son intelligence ravira les grands de cette époque.

Ce qui me gêne dans ce livre, et ce n’est bien sûr que mon avis, ce sont d’abord les illustrations : certes soignées mais parfois floues surtout dans les scènes de la bourgeoisie qui sont parfois sommaires, les périodes aussi peut être. Sûrement également pour évoquer les flash-back car tout au long du récit on passe du présent aux souvenirs de la jeune femme mais par moment on se perd un peu, enfin je me suis un peu perdue.

On ne peut pas ne pas penser à l’Enfant Sauvage de Truffaut à la lecture du récit et l’on est très surpris de savoir que des enfants ont pu survivre de cette manière pendant des années à la fois loin et proche de la civilisation et de connaître leur devenir.

A la fin du récit il y a tout un recueil sur le travail de recherches que ce soit au niveau du dessin mais aussi sur les faits historiques réels en Champagne mais aussi à Paris sur cette étrange Marie-Angélique.

Ma note : **

Ciao

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