La part des flammes de Gaëlle Nohant

LA PART DES FLAMMES

Epigraphe : C’est si rare maintenant quand une femme a du tempérament, que quand une femme en a , on dit que c’est de l’hystérie.

Jules Barbey d’Aurevilly

Voici un épigraphe qui résume très bien ce roman que je viens de terminer, roman parfait pour une période de fêtes.

Au-delà des faits, l’incendie du Bazar de la Charité à Paris qui fit en Mai 1897  plus d’une centaine de morts, principalement des femmes, ce récit fait le portrait de plusieurs femmes à la forte personnalité. En premier lieu la Duchesse d’Alençon (soeur d’Elizabeth d’Autriche (Sissi)), épouse du duc d’Alençon, appartenant à la famille royale, qui périt réellement dans l’incendie, femme de caractère, de bonté et de justice.

Puis Violaine de Raezal, personnage principal, veuve, qui s’entend difficilement avec les enfants nés du premier mariage de son époux mais qui va trouver en Constance d’Estingel, fille mal-aimée de parents plus préoccupés par leurs vies mondaines et le qu’en dira-t-on, qui après avoir décliné la demande en mariage de Laszlo se réfugiera dans la religion. Ces deux femmes vont se retrouver elles aussi prises au piège des flammes, verront leurs beautés altérées par les brûlures et leur destin remis en cause.

Et puis comme dans tout bon roman, il y a les malfaisants, Pauline de Fontenilles, Armand et Léonce, les beaux-enfants de Violaine, il y a les rumeurs, les traquenards, un duel et puis les « petites gens » Joseph, le cocher de la Duchesse d’Alençon etc…..

J’aime trouver dans un récit des faits réels, surtout quand je ne les connais pas, qui m’amènent à aller vérifier, me documenter et dans le cas présent, je ne connaissais pas du tout les événements relatés, cet incendie particulièrement meurtrier, la mort de ce personnage royal dans les flammes.

Pour le reste c’est un roman de plus de 500 pages, idéal lorsqu’on veut se détendre, suivre les rebondissements qui surgissent dans la vie des différents personnages, ils se croisent, s’aiment, se détestent, se font du mal, se vengent et s’aiment.

C’est surtout un livre sur les femmes et surtout des femmes de caractère, volontaires, modernes, qui assument leur choix, leur vie et leurs pensées. Des femmes très modernes sur un fond d’aristocratie, de bourgeoisie et de convenances.

Première lecture d’un roman de Gaëlle Nohant, écriture fluide, facile, captivante quand on ne cherche qu’à se détendre. Il n’y a pas de réelles surprises (à part celles de faits historiques que je ne connaissais pas bien sûr) mais il faut également des livres de ce genre et l’on passe un bon moment.

Ma note : ♥♥♥

Ciao

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