La voleuse de livres de Markus Zusak

LA VOLEUSE DE LIVRES

Résumé

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenu.

Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée. Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? Au moins que ce ne soit son secret…

Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres.

Mon avis

Les mots, les livres peuvent-ils vous sauver ?

Il y a des mois que ce livre me nargue, me tourne autour, je ne lisais que des avis positifs sur lui, roman pour jeunes adultes mais aussi roman pour adultes, si si je vous assure. Quand un livre vous interpelle de cette façon, un jour ou l’autre on cède et bien j’ai cédé, j’avais besoin d’un roman d’aventure, un peu long (630 pages) mais que j’ai lu en 2 jours tellement l’histoire, les personnages, les rebondissements mais aussi les sentiments sont forts.

Avez-vous déjà lu un livre dont la narration est faite par la Mort ? Non et bien là elle va être la passeuse de l’histoire en plus d’être la passeuse des âmes. Pas de complaisance, son activité est implacable d’autant plus pendant la deuxième guerre mondiale, en Allemagne, près de Dachau. Là aussi il y a des drames et l’héroïne Liesel Meninger, 9 ans quand on la découvre va connaître les plus durs qu’une enfant de son âge puisse connaître, la perte de sa famille et son arrivée dans une famille d’accueil composée d’Hans et Rosa.

10 parties et un épilogue pour cette histoire d’amour des livres, des mots mais aussi sur l’amour d’une famille d’adoption aux aspects parfois un peu rudes, sur la folie des hommes, des atrocités de la guerre, sur la résistance et l’aide aux persécutés à travers Max, qui vivra plusieurs mois dans le sous-sol et l’amitié-amour de Rudy, le voisin présent, attentionné à sa manière, son confident au milieu de la misère, la faim et la douleur.

Ceux qui n’ont rien ne cessent de se déplacer, comme si leur sort pouvait être meilleur ailleurs. Ils préfèrent ignorer qu’au terme du voyage ils vont retrouver sous une nouvelle forme le vieux problème, ce membre de la famille qu’on redoute d’embrasser.(p33)

Mais la Mort est le témoin de cette histoire, et elle vous déverse les faits de façon froide, cynique, avec des pointes d’humour parfois, d’étonnement et puis un sentiment d’attachement malgré tout pour cette fillette illettrée qui va découvrir le pouvoir des mots, le plaisir de lire et d’écrire.

Or cette fillette vivait dans l’Allemagne nazie. Comme il était important alors qu’elle découvre le pouvoir des mots ! (p175)

Roman pour jeunes adultes est-il dit ! Je pense qu’il peut s’adresser à un public plus large, moi je suis passée par plein d’émotions. Découvrir la guerre à travers celle qui y règne en grande prêtresse : la Mort. N’est-elle pas la mieux placée pour poser le décor, les acteurs de toute obédience : nazi, résistant, juste, traite, adultes, enfants etc…. ? Pour analyser les situations, pour en tirer une certaine philosophie.

On dit que la guerre est la meilleure amie de la mort, mais j’ai une autre opinion là-dessus. A mes yeux, la guerre est comparable à un nouveau patron qui attend de vous l’impossible. Il est là, sur votre dos, à répéter sans arrêt : « il faut que ce soit fait ». Alors, vous mettez les bouchées doubles. Et le travail est fait. Pour autant, le patron ne vous remercie pas. Il vous en demande plus encore. (p357)

C’est une terrible histoire mais c’est aussi une très belle histoire. Tout s’entremêle, se mêle, se démêle, avec la narratrice qui met régulièrement son grain de sel, son cynisme, mais avec des figures magnifiques : Hans le père adoptif, Max l’ami secret, le révélateur de la beauté des mots, le poète, Rudy, dont l’idole est Jessie Owens, qui donnerait sa vie pour un baiser, et puis d’autres plus troubles Ilsa Hermann, la femme du maire, partagée entre coeur de mère et engagement.

Je ne veux pas me substituer à la Mort et vous en dire plus, je lui laisse le soin de vous raconter les ravages de la guerre dans ce qu’il y a de plus terrible mais avec parfois des petites éclaircies.

C’est bien écrit, réfléchi, construit, on ne se perd jamais, il y est même inséré une magnifique histoire de Secoueuse de mots et d’homme qui se penchait, on s’attache aux personnages et à leur devenir en sachant que la Mort rode et guette les âmes à prendre, si légères dans ses mains. J’aime quand l’auteur change les règles de narration, me surprend, m’emmène, fait des incursions dans le passé, le présent mais de manière habile pour donner envie de dévorer les pages.

Vous l’avez compris énorme coup de coeur….. Si vous voulez vous lancer dans une histoire magnifique, qui a été portée au cinéma (que je n’ai pas vu) mais faites-vous votre propre film….. avec quelques mouchoirs à portée de mains car c’est une histoire de vie mais aussi de mort.

Ma note : ♥♥♥♥  – COUP DE COEUR

Ciao

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