Les doigts bleus de la pluie de Jean Anglade

LES DOIGTS BLEUS

Résumé

Prête à marier, Aline Florenceau dit oui au premier venu, Denys Salomos. Un homme aux antipodes d’elle : aussi sanguin qu’elle est placide ; aussi méditerranéen qu’elle est auvergnate. Elle le suit en Tunisie dans ses terres colonisées : rude désillusion. Et revient en Auvergne quelques années plus tard, veuve, avec ses trois enfants, dans la maison parentale. Maître Théodore Grampon au « visage aussi froid que gris un jour de Toussaint » est huissier-audiencier. Un jour, c’est la rencontre entre le vieux garçon et la jeune veuve. « Pour l’amour des enfants, du bien et de l’intérêt composé », Aline l’épouse. A quarante ans, dans sa vie terne et triste, exempte de toute passion, elle fait la connaissance d’Edmond Leblé, président de la Société nationale de la nature. D’âge indéfinissable, jamais marié, électron libre émancipé de tout, il habite au pied du Puy, écume au volant de sa vieille 2CV les routes de France pour sa cause. Une amitié littéraire et épistolaire se noue entre les deux êtres solitaires. Puis une passion véritable, sincère, profonde, inattendue naît. Aline en est bouleversée : elle aime, enfin, et décide de reprendre son destin en main…

Ma lecture

Livre lu dans le cadre de la prochaine rencontre du club de lecture…… un choix qui ne m’enthousiasmait guère car je ne suis pas une lectrice de romans du terroir… Mais il faut respecter les choix de chaque participant alors je découvre Jean Anglade, à travers ce livre.

Je ne suis pas conquise : Alice avec son côté soumise (question d’époque peut être), qui après un premier mariage sans amour, replonge dans un deuxième avec un personnage, Théodore, odieux, réduite à femme objet, sans opinion et sans volonté propre, seulement utile au bon fonctionnement de la maison, m’a prodigieusement agacée. Sa découverte de l’amour vrai, comme une toute jeune adolescente est plutôt touchant mais ce genre de récit où l’on connaît à l’avance toutes les ficelles (sauf peut-être le rebondissement final) ne m’emballe pas beaucoup. Cela flirte avec le roman à l’eau de rose. Il y a un public pour cela mais je n’en fais pas partie.

Edmond, l’amoureux fou d’Alice, a un côté année 68 sympathique, légèrement réactionnaire, bohème, vivant coupé du monde sauf pour parcourir les marchés mais tout cela tombe dans la mièvrerie à partir du moment où il est amoureux et j’ai eu qu’une envie c’est de le terminer (peut être qu’en temps normal je ne l’aurai soit pas lu soit abandonné…..).

C’est facile à lire, le livre transpire l’amour de l’auteur pour sa région, Riom, un soupçon de révolte sur l’agression de la nature par les industries et voilà.

Rien à redire sur l’écriture, simple, fluide, sur la chronologie des événements (comme souvent on part du pire pour aller vers le mieux….).

Une fois lu, je m’en souviendrai comme une nouvelle tentative de lecture du terroir et une confirmation que ce type de narration ne m’apporte rien, même pas un peu de détente, même pas un peu d’émotions à part de l’agacement, car j’ai le sentiment de perdre mon temps…..

Mon avis : ♥/♥

Editions Pocket – 2011 – 281 pages

Ciao

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