Proxima du Centaure de Claire Castillon

PROXIMA DU CENTAURE

Résumé

« Je l’appelle Apothéose parce qu’il n’y a aucun prénom logique à lui mettre sur le visage. Je la klaxonnerai avec ma tête jusqu’à ce qu’elle se retourne. Un jour, elle me dira son vrai prénom, à l’oreille, elle le prononcera avec le souffle. Son souffle réveillerait un mort. En attendant, de là où je me trouve, je kiffe à fond dès que je pense à elle. »

Tous les matins, Wilco regarde Apothéose passer sous sa fenêtre. Jusqu’à ce qu’un jour, il se penche tellement qu’il tombe.

Ma lecture

Wilco à la suite d’une chute du 5ème étage se retrouve tétraplégique et muet. Wilco est amoureux et voulait suivre de sa fenêtre celle qu’il aime : Apothéose qui porte 3 prénoms suivant les circonstances. Chute involontaire qui va bouleverser la vie de ses parents et de sa soeur d’un an son aînée.

Cet événement va révéler à l’enfant le lien qui unit cette famille un peu trop « typée » à mon goût par rapport à celle de Vadim, son meilleur ami. Lui, sa famille elle est exubérante, vivante alors que celle de Wilco est dans les non-dits, le calme et les petites cachotteries (ne pas faire « étalage » des vacances en camps de naturistes, ce que les enfants ont  de plus en plus mal à vivre, arrivés à l’adolescence….).

Le livre est la narration par Wilco de ce qui l’a amené sur ce lit d’hôpital, dans une coquille qui le maintient, grâce à des tuyaux qui le nourrissent, l’aide à vivre mais l’ont rendu muet. Il entend, il observe et il pense à Apothéose, à celle qui sera l’amour de sa vie, il réfléchit à l’amitié et aux liens familiaux, à la difficulté de ceux qui vous aiment de vous voir clouer dans cet environnement aseptisé et qui espacent les visites.

La lecture est facile (je l’ai lu en 3 heures), l’écriture est agréable mais….. il y a un mais….. j’ai trouvé qu’il y avait trop de clichés : milieu très caractéristique bobo : enseignants, cultivés, naturistes, vivant au milieu de la musique classique, des livres, sans télévision en opposition à  celle de son meilleur ami, Wilco, le play-boy, celui qui tombe toutes les filles de la classe.

Une histoire de révélations : Wilco prend conscience de l’amour profond qui lie ses parents, de l’attachement de sa soeur, de cette grand-mère qu’on protégera, pleine de bon sens et d’énergie, mais surtout de son cheminement vers l’inconnu, vers une constellation qui sera peut-être son dernier refuge, celle du Centaure.

Une histoire de survie : chacun a sa méthode : le déni, l’actif, le sacrifice etc…. Quand de tels événements, comment fait-on. Wilco lui garde de la distance, de l’humour parfois mais surtout il écoute, analyse les regards, les paroles du personnel hospitalier en autre. Tout prend une résonnance particulière quand vous ne pouvez qu’entendre.

J’ai bien aimé mais sans plus, on évite le pathos malgré tout en restant abstrait, mais je suis une adulte et je juge comme telle : j’ai trouvé cela assez convenu, inspiré je pense d’autres auteurs dans le côté poétique et sidéral. Rien à lui reprocher mais rien qui ne m’emballe non plus.

Mon avis : ❤❤❤

Editions Flammarion jeunesse – 233 pages – Février 2018

Ciao

 

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