Un été à quatre mains de Gaëlle Josse

UN ETE A QUATRE MAINS

Je continue de découvrir les romans de Gaëlle Josse que j’apprécie depuis ma découverte du Dernier Gardien d’Ellis Island et qui à chaque fois me transporte dans un autre univers.

1824 : Frantz Schubert a 27 ans, il a l’opportunité de retourner durant un été dans la famille Estherhazy  où il a été maître de musique des deux fillettes de la maison 6 ans plus tôt. Il rêve de calme, d’un lieu où il pourra créer sans se soucier du quotidien, mais retrouve deux jeunes filles dont Caroline 19 ans, qu’il va ressentir comme son âme soeur, son double et le troubler. Sentiment partagé ?

C’est là que l’auteure intervient et imagine. Tout n’est que douceur, romantisme, frôlements. Frantz souffrant déjà de syphilis, retrouve Pepi, une servante, celle qui peut-être l’a contaminé lors de son premier séjour, voit autour de lui des signes du destin, le vert, couleur maudite etc….

Cette fois-ci il est question de musique et d’amour contrarié mais source de création.. Frantz Schubert, oui pourquoi pas. Finalement cela tombe bien car c’est un compositeur que je connais de nom, certaines de ses musiques mais dont j’ignore beaucoup sur sa vie. Voilà qui est intéressant. Je commence par aller m’informer de la vie de ce compositeur et en lisant sa biographie je réalise comment Gaëlle Josse travaille. Elle part des éléments de sa vie et elle imagine, elle comble des faits, elle brode, oui elle brode, lentement mais sûrement, point par point et nous fait pénétrer dans le travail de composition de ce musicien, comme elle était entrée dans un tableau pour Les heures silencieuses.

A nouveau, en quelques pages elle nous transporte dans un autre univers où les sentiments et les émotions sont exacerbés. C’est doux, précis, concis.

Le roman tient en moins de 90 pages : un travail d’orfèvre comme toujours. J’ai été un peu moins touchée par celui-ci même si je l’ai apprécié, je n’ai pas eu ce renversement auquel elle m’a habituée dans les précédents, ce petit moment où tout bascule, où elle vous bouleverse, où les émotions sont au bord des yeux et des lèvres.

Ici c’est une page de la vie d’un musicien blessé dans son corps, dans son âme, mal dans sa peau, dont la musique était la représentation de la beauté des choses, de la nature et des sentiments. Il fut le maître incontesté du lied, de la poésie faite musique.

Un petit divertissement à la hongroise créée par Frantz Schubert peut-être en souvenir de Caroline et sa soeur Marie

 

Mon avis : ❤❤❤/❤

Editions Henry Dougier – 87 pages – Mars 2017

Ciao

5 réflexions sur “Un été à quatre mains de Gaëlle Josse

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