Tendre Jeudi de John Steinbeck

TENDRE JEUDI

A la fin de la seconde guerre mondiale, Doc revient dans son quartier de Monterey, Californie et plus précisément dans son laboratoire Rue de la Sardine. Il y retrouve ses voisins : Mack petit escroc, Joe, Whitey N° 1 et Whitey N°2, Hazel le simplet etc….., figures hautes en couleur et en verve mais aussi Marie-Joseph, qui a repris l’épicerie et Fauna, la tenancière du bordel l’Ours où débarque Suzy à la recherche d’un emploi.

Toute la communauté veut remercier Doc des soins qu’il a prodigués à chacun par le passé et trouve qu’il s’enferme dans ses études sur les pieuvres….

Ce qu’il lui faut c’est une femme.

Ma lecture

Je n’avais jamais entendu parler de ce court roman de John Steinbeck et j’ai découvert que cette rue de la sardine existe réellement à Monterey en front de mer (je vous mets une photo).

RUE DE LA SARDINE

Elle comportait de nombreuses conserveries de sardines (aujourd’hui disparues) et que John Steinbeck décrit ainsi :

un poème, une puanteur, un bruit grinçant, une qualité de lumière, un ton, une habitude, une nostalgie, un rêve.

J’ai démarré ma lecture un peu surprise du ton du livre….. les personnages très caricaturaux dans un quartier qui ressemble à tant de quartiers  : tout se sait, tout se dit, tout se voit. C’est une communauté et quand le Doc rentre chez lui après la guerre, chacun voudrait que celui qui a toujours trouvé du temps pour eux soit heureux. Mais Doc, marqué par ce qu’il a vécu durant le conflit, s’enferme dans sa solitude, au milieu de ses reptiles et animaux marins. Son bloc de papier jaune est prêt, ses crayons sont taillés mais il attend.

Tout doucement la machine se met en route et là je comprends que je suis entrée dans une sorte de conte, de farce gaie et joyeuse mais avec, comme souvent, un fond plus mélancolique, surtout concernant le personnage désabusé de Doc, plus philosophique sur le sens de l’amitié, sur ce petit monde, sans argent, sans moyens, sans éducation la plupart du temps mais avec des cœurs gros comme cela.

Tout ne se déroule pas comme prévu, on n’entre pas dans le détail concernant les vies des principaux personnages en particulier Suzy : d’où vient-elle, pourquoi débarque-t-elle Rue de la Sardine etc… Aucune importance car le but est autre, les personnages se suffisent à eux-même et le fond du livre, comme pour La Perle, est de transmettre une idée sur la philosophie des laissés pour compte, des déshérités, des gens simples mais unis.

C’est agréable à lire, on imagine très bien les personnages, l’ambiance, les lieux et parfois même jusqu’aux odeurs maritimes qui règnent dans ce petit coin d’Amérique. On ressent totalement l’affection de l’auteur pour ses personnages et le plaisir qu’il a pris en les faire vivre.

J’ai découvert que ce roman était une suite à un précédent récit intitulé Rue de la Sardine publié en 1945.

Mon avis : 📕📕📕/📕

Lu dans le cadre d’Objectif PAL d’Antigone

OBJECTIF PAL

Editions Le livre de Poche – 254 pages – 1966 (première édition 1954)

Ciao

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