Un dieu dans la machine de Alexis Brocas

UN DIEU DANS LA MACHINE

Chez Larcher, on laisse le salarié comprendre par lui-même, et on a tous compris : pour durer, il faut s’accommoder d’une dose d’incompréhensible. Inutile de poser des questions si la machine te dit qu’à Lyon 70 % des Arnaud sont bruns, qu’ils pondent 5 mails de 200 à 800 signes par jour et que, s’ils boivent de la menthe à l’eau, ils doivent détester le bowling. On appelle ça une relation acausale et c’est ce que vend l’entreprise Larcher en traitant les données de masse.
Mais la machine est-elle capable de prédire l’âge auquel meurt un individu ? Le lieu et l’heure du décès ?
A-t-elle raison quand elle m’explique, à moi, son employé modèle, que ma fille va mourir à 17 ans ?

Ma lecture

Tout d’abord le livre : très jolie couverture et découverte d’une maison d’éditions que je ne connaissais pas du tout et cela est déjà positif.

Pour l’histoire : pas facile de la résumer et c’est pour cela que j’ai préféré vous mettre la quatrième de couverture.

En ouvrant ce livre vous entrez dans une sorte de quatrième dimension….. Et si, comme une notice de mode d’emploi d’un appareil d’électro-ménager, les événements de notre vie étaient programmés à l’avance par un grand ordinateur/ordonnateur de destins ?

C’est un peu vite résumer les 181 pages de ce récit mais on entre dans les pages de ce roman dans un monde où toutes nos caractéristiques seraient entrées, à ce que j’ai compris, dans une banque de données et notre espérance de vie serait ainsi déterminée.

J’ai eu un peu de mal à me passionner pour cette histoire car si on est pas habituer au fonctionnement de jeux vidéos (c’est mon cas) ou des règles de marketing (car pour une partie cela ressemble à du marketing de vies) il y a toute une partie du récit qui nous échappe.

On retrouve malgré tout évidences des manipulations dont nous sommes l’objet dans nos vies de tous les jours : traçabilité, données conservées par nos tablettes, ordinateurs et portables et qui doivent bien être centralisées quelque part et utilisées et cela peut être effrayants de penser que nous ne sommes pas maîtres de nos vies.

Je pense que ce roman s’adresse à un public habitué à ce genre de récit futuriste mais actuel, science fictionnel et presque apocalyptique.

Pour ma part je dois avouer, très humblement, que je n’ai pas toujours tout suivi dès qu’il s’agissait d’entrer dans les mondes parallèles, les arcanes des manipulations, comment elles étaient faites etc…

L’écriture ne pose aucun problème à part des termes pour habitués du genre, efficace, le fond porte également à réflexion mais je n’ai pas eu un réel plaisir à le lire car beaucoup trop abstrait (quoique) et technique pour moi. Mai comme le dit l’auteur :

Les livres sont des œuvres d’art, ils sont reliés au monde. Même si on se perd à l’intérieur, ils finissent toujours par nous y ramener. (p135)

et moi je me suis sentie perdue dans l’histoire et j’ai eu du mal à y rester…..

Mon avis : 📕📕/📕

Merci aux Editions Phébus et à Babelio Masse Critique pour cette découverte originale

Editions Phébus – 181 Pages – Août 2018

Ciao

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