Fête du Livre – On rentre à Saint Philbert de Grand Lieu – 22/23 Septembre 2018

ON RENTRE

Je devais aller au Festival America à Paris (mais je ne raterais pas dans deux ans son 10ème anniversaire) et je me retrouve à Saint Philbert de Grand Lieu, dans mon département de la Vendée (mais plus au nord-ouest), pour la deuxième édition de la Fête du Livre – On rentre qui se tenait dans l’Abbatiale.

C’est dans ce magnifique cadre que se déroulait ce « petit » salon que je ne connaissais pas du tout mais l’affiche était prometteuse : Maylis de Kerangal, Olivier Liron, Carole Fives, Gauz et j’y suis allée, toujours curieuse de découvrir ces auteur(e)s.

L’automne a fait son entrée à la date prévue et si d’habitude on recherche de la fraîcheur dans les églises ou autres monuments, je dois avouer que samedi il faisait « frisquet » (d’ailleurs quelques plaids avaient gentiment été déposés sur les bancs par les organisateurs).

Dès l’entrée de très jolies réalisations à partir de livres étaient installées et entouraient le lieu des interviews.

Le premier à être interviewer fut Olivier Liron pour Einstein, le Sexe et moi aux Editions Alma.

EINSTEIN

C’est un auteur très vivant, très communicatif, qui vous raconte l’enfer qu’il a vécu enfant du fait de son autisme Asperger, comment il en a fait une force et le thème de son livre est principalement son passage à Question pour un Champion où il fut vainqueur 10 fois, il vous parle de Julien Lepers mais aussi de Dante…..

J’ai été fascinée par ses mains vivantes, toujours en mouvement, ses longs doigts de pianiste, son humour. Il est intarissable.

Pendant l’intervention de chaque auteur, Benjamin Adam réalisait en fond une illustration du roman présenté

Maylis de Kerangal a pris la suite pour son roman Un Monde à Portée de Main paru aux Editions Verticales (Gallimard) et qui nous parle de peinture en trompe l’oeil, d’observations, d’études mais aussi d’amitié et d’amour.

UN MONDE A PORTE DE MAIN

J’aime particulièrement découvrir le travail d’un(e) auteur(e), cela me permet de mieux cerner son univers, son travail, et j’avais lu il y a un mois ou deux un bel article sur Maylis de Kerangal dans Lire Magazine. Son lieu à elle, sa petite chambre de bonne pour se concentrer sur son écriture, s’éloigner de son autre vie.

(Désolée pour la qualité des photos mais la lumière n’était pas exceptionnelle et en plus je frissonnais un peu…..)

J’ai été particulièrement intéressée par ses propos, ayant approché il y a quelques années des artistes travaillant le trompe-l’oeil et toujours admirative lorsque je croise leur travail dans les rues ou autres. Du faux qui doit représenter le réel cela rejoint le travail de romancier parfois……

Maylis de Kerangal nous parle de sa voix douce de ses personnages, de ses recherches et de son travail, comment les éléments viennent à elle, comment elle les cherche et les échanges avec Guenaël Boutouillet permettent parfois de mettre en lumière ce que l’auteure n’a pas toujours vu lors de l’écriture (nous en avons parlé ensemble lors de la dédicace).  Vous l’avez compris je suis revenue avec son livre….

CAMARADE PAPA.jpg

 

Comme j’étais à faire dédicacer mon livre de Maylis de Kerangal, je n’ai pas entendu toute la rencontre avec Gauz qui parlait de son livre Camarade Papa, paru aux Editions Le Nouvel Attila et j’en suis désolée.

J’ai malgré tout ressenti l’attachement de Gauz à ses racines, la Côte d’Ivoire, le colonialisme, mais aussi les deux positions : le blanc en Afrique et le Noir en Europe.

TENIR JUSQU'A L'AUBE

Dernière rencontre, Carole Fives, pour Tenir jusqu’à l’Aube paru aux Editions l’Arbalète – Gallimard, dont le sujet m’intéressait particulièrement et par les bons billets lus ici ou là. De Carole Fives j’avais lu Une Femme au Téléphone qui m’avait intriguée, un peu déconcertée mais je suis ravie de l’avoir rencontrée.

J’ai aimé sa prise de position franche et directe mettant l’accent sur toutes ces femmes qui tentent d’élever seule un ou des enfants et de garder également une dignité, une vie sociale et amoureuse. Un sujet d’actualité, dont on parle peu, ces mères qui résistent, qui tiennent alors que bien des pères « oublient » leurs enfants pour se construire une autre vie.

Donc bien évidemment je suis également revenue avec son livre et nous avons pu un peu parler pendant qu’elle rédigeait une gentille dédicace

CAROLE FIVES

Je mettrais les chroniques sur les deux romans ramenés dès qu’ils seront lus……. Cela va peut-être demandé un peu de temps….. ou pas !

Je vous recommande vivement, quand vous en avez la possibilité, d’aller écouter les auteur(e)s. Ils écrivent oui, ils sont derrière des mots mais les entendre, les approcher, échanger avec eux est passionnant. Découvrir derrière un livre qui a tenu le crayon ou à qui appartiennent les doigts sur le clavier. On comprend mieux la genèse d’un livre, ce que l’auteur(e) a mis de lui ou d’elle dedans.

Il faut encourager ces initiatives de rencontres littéraires…..

Ciao

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