Cécile Coulon à la Médiathèque Benjamin-Rabier à La Roche-sur-Yon

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Tout était prêt hier soir à la Médiathèque Benjamin-Rabier à La-Roche-sur-Yon : les micros et les fauteuils étaient installés sur une estrade, le public avait répondu présent (cela fait plaisir de constater qu’un(e) auteur(e) attire du monde) et on n’attendait plus qu’elle. Cécile Coulon.

Et la voilà qui fait son entrée, petit insecte toute de noir vêtue, comme une petite fourmi (pas blanche comme dans son livre Trois saisons d’orage) qui va nous parler de ce roman, de son travail d’écriture, de ses regards sur notre monde. A la différence de ce qu’elle nous a si bien expliqué, elle ne fait pas partie du tiers des fourmis qui ne fait rien….

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Tout a commencé par une lecture à voix haute de trois membres du Comité de lecture de la Médiathèque avec entre autres Antigone. Se remettre en oreilles les mots de l’auteure, sa petite musique d’écriture…..

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Je dois tout de suite vous dire que pour moi ce fût une belle rencontre : j’ai beaucoup aimé la personne : jeune, 28 ans, mais tellement mature avec un petit grain de fantaisie, qui a la manière de faire passer ce qui lui tient à cœur : la nature, sa famille, l’environnement, le running…..

Elle nous a avoué s’être inspirée d’un village Eysahut, 160 habitants et 68 chiens, dominé comme dans son roman par des falaises, village qu’elle connaît bien dans la Drôme pour écrire son roman, elle a observé ses habitants, les paysages pour situer l’action de son roman. Comment se construit un roman : un lieu, l’action, la création des personnages, comment tout se met en place et on comprend à quel point elle est attachée à son enfance, à ses souvenirs, mais aussi à sa vie actuelle.

Mais très vite les questionnements sur l’environnement et notre société ont pris le dessus mais qui sont malgré tout le fond de ses livres : dégradation de la nature, consommation sans réfléchir, désert médical (pas toujours un point négatif pour cette jeune femme élevée dans une famille où on  ne consulte un médecin que dans les cas graves et où l’on vit vieux ….et qui craint plus l’absence d’un vétérinaire…. car vitale pour la survie de leur famille).

Elle a une observation très pointue de la vie de ses concitoyens : elle observe, elle analyse et elle a partagé ses observations, souvent très pertinentes,  avec une pointe une pointe d’humour Je ne m’attendais pas à retrouver dans ses propos mes centres d’intérêt sur la nature, sa préservation, sur la vie en milieu rural, la richesse de notre environnement quand celui-ci est « encore » préservé.

Son regard sur notre société a rejoint le mien avec ses non-sens, ses contradictions, son manque d’action devant une catastrophe annoncée.

Pourtant les changements ont déjà commencé : il suffit de regarder, de sentir, de voir.

J’ai découvert la poétesse, son autre facette, et elle nous a lu quelques uns de ses poèmes entre autres « Difficile » qui m’a particulièrement touchée pour des raisons personnelles et puis « Un Cornet de frites », plus humoristique mais tellement touchant sur la relation aux autres dans notre société, tous les deux figurent dans son recueil « Les Ronces » paru aux Editions Le Castor Astral (et un deuxième opus est prévu en 2019) . Je suis assez « hermétique » à la poésie en général mais je dois avouer qu’hier ses poèmes et d’autres qu’elle nous a récités « a capella » m’ont émue et je pense en particulier à l’évocation de ceux de René Cadou et d’autres dont je n’ai malheureusement pas retenu les noms, qui étaient des petites merveilles. Pourqu’oi : parce qu’ils sont accessibles et compréhensibles, ils parlent de nous, de nos vies, de l’amour avec des mots simples.

Je ne passerai plus maintenant sans un regard sur les recueils de poésie, je n’ai que Prévert à la maison mais je pense que d’autres vont le rejoindre….. bientôt.

Je vous encourage, si vous en avez la possibilité, d’aller l’écouter mais sinon de lire ses ouvrages. Je l’associe à Céline Lapertot que j’ai également découvert grâce au Comité de Lecture de ma commune : Ne préfère pas le sang à l’eau qui est également une auteure qui parle de notre Société. Une même génération d’écrivaines qui posent des mots sur les maux de notre monde,  sur la société, sur la nature et les hommes et leurs violences de tous ordres.

Merci au Grand R et à la Médiathèque Benjamin-Rabier de nous concocter ce genre de rendez-vous car rencontrer une auteure au-delà de ses mots sur le papier permet d’entrer un peu dans son univers, de comprendre ce qui l’anime et la motive.

Oui allez écouter les auteur(e)s……. Ils (elles) sont passionnants….. souvent et pas uniquement dans leurs écrits.

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Ciao

 

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2 réflexions sur “Cécile Coulon à la Médiathèque Benjamin-Rabier à La Roche-sur-Yon

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