Les petits garçons de Théodore Bourdeau

C’est l’histoire de deux amis qui traversent ensemble l’enfance, puis l’adolescence, et qui atterrissent à l’âge adulte le coeur entaillé.

les petits garcons

C’est l’histoire d’un jeune homme maladroit, le narrateur, un peu trop tendre pour la brutalité du monde, mais prêt pour ses plaisirs.
C’est l’histoire d’un parcours fulgurant, celui de son ami Grégoire, et des obstacles qui l’attendent.

C’est aussi l’histoire d’une société affolée par les nouveaux visages de la violence.
C’est enfin une histoire de pouvoir, de déboires et d’amour.
Mais avant tout, c’est l’histoire de deux petits garçons.

 

Pourquoi j’ai choisi ce livre

Un nouveau département chez Stock dédié aux romans d’apprentissages, aux fresques familiales, aux épopées et romans noirs…… J’ai envie de découvrir. J’aime la couverture, j’ai lu ici ou là quelques avis qui m’inspirent.

Ma lecture

Théodore Bourdeau nous retrace le parcours du narrateur (jamais nommé mais en lisant sa biographie après la fin de ma lecture, j’y retrouve les principales étapes de celui-ci…..) de son enfance à l’âge adulte, son amitié avec Grégoire que tout oppose mais que finalement tout rapproche et les différentes étapes qui l’ont menées à son métier de journaliste.

L’auteur porte un regard tendre sur sa prime jeunesse, l’école, les rapports aux autres, pour lui l’enfant né heureux (c’est ainsi qu’il débute et fini son récit), la difficulté de se lier (à lire ce genre de roman d’apprentissage je me rends compte que tous les auteur(e)s ont  eu des difficultés à se lier dans leur jeunesse, voire leur adolescence !) à part avec Grégoire qu’un incident de guimauves va rapprocher.

Même adolescent et adulte, l’intégration n’est pas facile d’autant plus quand votre meilleur ami est brillant, tout lui réussit mais au prix d’un travail et d’une motivation sans faille. Le reflet que lui renvoie Grégoire est celui d’une vie parfaite : études, travail, amour tout est prévu, réglé, huilé mais est-il finalement heureux ?

Pour le narrateur le chemin sera semé d’embûches, de petits stages en rencontres féminines d’un soir ou plus, fortement imprégné par l’actualité et en particulier les attentats qui ont bouleversé le monde.

Même si je n’ai rien reproché à l’écriture qui est fluide, même si le récit est bien construit, mais se lançant sur plusieurs pistes sans jamais aller jusqu’au bout,  je n’ai eu que très peu d’intérêt pour le personnage. J’ai eu le sentiment de lire un récit déjà lu, assez pessimiste sur les rapports humains (mais cela est peut-être dû au milieu journalistique, à l’égo surdimensionné) mais confiant malgré tout, jamais désespéré (et pourtant) avec des situations assez stéréotypées, une lecture n’apportant rien de nouveau.

A l’opposé de Grégoire, le narrateur ne croit pas en lui, en ses capacités, influençable et regarde plus la réussite des autres qu’il ne se donne les moyens de réussir.

C’était difficile de se retrouver comme çà entre anciens camarades, aujourd’hui concurrents. On se comparait, on craignait la déception dans le regard de l’autre, on tentait de camoufler la jalousie dans le sien, tout en jouant l’intérêt faux pour autrui qui sert seulement à se jauger soi-même. (p184)

Que ce soit pour le milieu de la presse (écrite ou orale) ou politique, on reconnaît parfaitement ce que l’on sait et imagine, assez caricaturaux finalement.

J’ai eu le sentiment de nombreuses redites (le groupe le plus triste du monde….), de longueurs qui n’apportaient rien au récit, j’attendais le moment d’un rebondissement, de quelque chose qui allait le différencier d’autres romans d’apprentissage.

Tout est un peu trop prévisible : milieux sociaux opposés des deux amis, conflits et jalousies au sein des rédactions, magouilles politiques etc….., bref rien de bien nouveau. Une vie parmi d’autres, un premier roman où l’auteur a choisi de se mettre en scène n’ayant pas d’autre sujet à traiter que lui-même, mais qui devrait peut-être s’orienter vers un thème plus créatif, fictionnel, qui mettrait son écriture et son style plus en valeur.

Merci à NetGalleyFrance et aux Editions Stock Arpege pour cette lecture

📕📕

Editions Stock Arpège  214 pages – Janvier 2019

Ciao

 

6 réflexions sur “Les petits garçons de Théodore Bourdeau

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