Les dévastés de J.J. Amaworo Wilson

LES DEVASTESIls sont six cents, sans abri, sans pays et sans destin. Parias magnifiques, ils sont « les dévastés ». Leur espoir est porté par un homme, Nacho Morales. Polyglotte estropié, prophète athée, ce joueur d’échecs cultivé, qui conte des histoires pour faire comprendre le monde à son peuple, veut le mener jusqu’à la terre promise. Envers et contre tout, il a décidé de les établir dans la célèbre Tour des Torres, un gratte-ciel abandonné de soixante étages dans la mégalopole de Favelada. Ainsi commence l’aventure épique et spectaculaire des dévastés, qui leur demandera de faire face à un déluge biblique, des policiers corrompus, une armée de libellules ou des gangsters illuminés, dans une lutte toujours héroïque et souvent comique pour la survie et la dignité.

Pourquoi j’ai choisi ce livre

Les Editions de l’Observatoire m’ont encouragée pour cette lecture, un roman qui sort des sentiers battus et comme j’ai l’âme d’une exploratrice, j’ai dit oui….

Ma lecture

Il est toujours difficile de parler d’un roman quand on a le sentiment d’être passé à côté et pourtant….. Je suis allée jusqu’au bout de ma lecture car je savais qu’il y avait dans ces mots, dans cette parabole, un fonds, une puissance mais, malheureusement, je suis totalement désemparée une fois arrivée à la fin.

A la manière d’un conte des temps modernes mais en reprenant des références bibliques ou mythiques, ce roman retrace l’arrivée, l’installation et la vie, dans une sorte de tour de Babel : la Tour de Torres à Favelada, dans un monde imaginaire inspirée des cités de notre monde, de laissés-pour-compte de la vie.

Alors c’est à toi d’aller à eux. Va à leur rencontre, va les voir dans leurs maisons qui puent. Bois leur café infâme. Assieds-toi dans leur fauteuil volé, comme tu t’assois dans le mien. Quelle importance si tu te retrouves avec une écharde dans le cul ? Regarde-les dans les yeux et écoute-les. Tu ne peux pas les aimer si tu ne les connais pas. Et arrête de les considérer comme un tout, comme s’ils avaient tous la même histoire. Ils ne représentent pas une espèce. Eux, c’est nous. (p140)

Ils sont plus de 600 ces dévastés, qui, pour des raisons diverses se sont lancés dans un voyage pour trouver une terre promise, un havre de paix, vivant de débrouilles, créant une cité dans la cité et grâce à Nacho Moralès, le guide boiteux et estropié, abandonné à la naissance mais qui garde foi en l’humanité, ils vont tenter de se reconstruire, de se réapproprier leurs vies.

Il y aura des guerres, celles du passé mais aussi celles qu’ils devront affronter pour garder leur territoire, il y aura des rencontres des démons, des loups, des bêtes à deux têtes, mais aussi de l’amour et de l’amitié.

Mais comme souvent, le lieu va susciter de la jalousie et des rancœurs.

J’ai trouvé ma lecture un peu laborieuse, avec des allers-retours nombreux, des allégories, des références à la bible et à d’autres religions qui me sont restées hermétiques car je ne suis pas assez spécialiste.

L’auteur joue avec les noms et en fait des symboles comme Molotov Avenue, ses personnages deviennent des héros qui devront rendre justice ou punir, Nacho Moralès, un David des temps modernes face à  un Goliath et ses puissants, qui devra faire preuve de courage mais surtout de force morale et d’intelligence

Il incarne le nouveau David, l’assassin de Goliath, qui retourna contre eux à force de ses ennemis – le poids de leurs véhicules, celui de leur arsenal – pour réussir à les détruire, pour débarrasser le monde d’un boucher doublé d’un tyran. (p393)

Difficile de classer ce roman foisonnant. Ni les lieux, ni l’époque ne nous sont connus. Il n’est question que d’humanité dans ce qu’elle a de plus noble parfois mais aussi de plus vil.

Je me suis perdue à plusieurs reprises, j’ai eu souvent du mal à me concentrer sur l’histoire et ses personnages même si je me suis attachée à Nacho, cet homme devenu un guide pour un peuple, à son passé, à son amour pour Susana, redevenant fragile face à elle.

Je pense que ce roman s’adresse à des lecteurs aimant les dystopies ou romans utopistes, peut-être suis-je trop dans le concret mais je ne me suis pas installée véritablement dans l’histoire même si je suis convaincue par la beauté de l’écriture, par l’univers que l’auteur a su créer, par les références utilisées et transposées mais que je n’ai sûrement pas toutes su comprendre.

📕📕

Traduction de Camille Nivelle

Editions de l’Observatoire – Novembre 2018 – 404 pages

Ciao

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