Remington de Baptiste Gourden

REMINGTONUne route plongée dans la brume. Au loin, une jeune femme qui fait du stop : Remington ne sait plus d’où elle vient ni où elle va. Elle a pour seul bagage ses vingt ans, un revolver auquel il manque trois balles, et un violent désir de fuite. Soudain, un vieil homme s’approche et lui propose un marché : un bout de route contre un peu d’affection. En acceptant de monter à bord de la vieille Citroën en direction du Sud, Remington s’embarque pour un périple improbable dont chaque étape va progressivement lever le voile sur son passé et sur celui du vieil homme. Jusqu’à faire ressurgir les souvenirs cannibales qui l’ont conduite sur la route…
Une écriture au scalpel, un rythme enragé : très loin des sentiers balisés, un premier roman singulier et brutal, l’odyssée insolite de deux êtres en marge que le hasard va lier à jamais.

Pourquoi j’ai choisi ce livre

Lecture proposée par Babelio dans le cadre d’une Masse Critique Privilégiée. Un premier roman toujours intéressant de découvrir une nouvelle plume, un(e) nouvel(le) auteur(e).

Ma lecture

Quand je reçois un ouvrage, d’une masse critique Babelio, d’un(e) auteur(e) ou d’un service presse, je précise toujours que mon billet sera Mon Ressenti par rapport à Ma lecture, à ce que j’attends de celle-ci, à qui je suis etc…. Pas question pour moi de faire semblant, d’encenser un livre dont je n’ai pas apprécié l’écriture, le contenu, la construction etc…., c’est une question d’honnêteté livresque. A quoi cela rime-t-il sinon de nous demander notre avis si finalement ce que l’on attend de nous c’est : « il est génial ce livre ! »….

Cela ne remet pas en cause la valeur de l’ouvrage, qui suis-je pour juger un(e) auteur(e) ?mais uniquement mon avis de lectrice. Il ne m’a pas plu mais il plaira à d’autres, il y a tellement de lectures différentes et c’est qui fait la richesse de la littérature, d’univers et au fil du temps, même si l’on se promène de temps à autre hors de notre « zone de confort », on s’aperçoit que l’on recherche un univers, un style, une écriture. A chacun le sien.

Ceci étant dit (mais je préfère le préciser dès maintenant) je vais vous dire ce que je pense de Remington de Baptiste Gourden, dont c’est le premier roman.

Une jeune femme Remington, 20 ans, sur le bord de la route rencontre Fedor, un homme âgé de 84 ans. Rien ne les prédestinait à cela, simplement il y a cette route et elle, qui ne sait pas ce qu’elle fait là. Lui, lui suggère une relation monnayée, elle accepte. A partie de ce moment leurs destins sont liés. Il n’ont rien en commun, elle a un franc-parler, à la limite de la vulgarité, lui la vouvoie, utilise un langage élégant et comprend très vite qu’il est face à une « paumée » et lui propose qu’ils s’épaulent pour faire un bout de route ensemble, s’aidant mutuellement jusqu’en Italie.

Confrontation de deux mondes au milieu de nulle part mais qui vont partager un bout de bitume, faire des rencontres et tenter de comprendre ce qui les a poussés à se retrouver là….

On comprend très vite que Remington, dès 13 ans, utilise son corps comme monnaie. Première relation brutale, ça c’est fait, puis elle en fait un métier. Elle n’a aucun souvenir de ce qui la conduit là, seulement qu’elle a une arme sur elle, et qu’il manque trois balles…..

Fédor va devenir une sorte de guide, d’ange gardien, lui le solitaire qui n’attend plus rien de la vie à part un peu de chaleur humaine et d’exotisme.

L’idée de départ est intéressante mais dès les premières pages, je comprends que le style ne va pas me convenir. Je suis un peu lasse de ces nouveaux romans qui tiennent à utiliser, peut-être à bon escient pour rendre le contexte, la vulgarité. Comme il n’y a pas de grandes évolutions dans le récit, et bien on injecte un peu de violence, un peu de porno, et voilà le roman est là.

Heureusement c’est un court roman, qui n’offre que peu d’intérêt (pour moi) sinon celui de raconter l’histoire de deux errants qui vont se trouver, les souvenirs (assez prévisibles) vont revenir avec leur violence (mais finalement pas de très grandes révélations simplement un prétexte pour aller encore plus loin dans le « dur »).

Difficile de s’attacher aux personnages malgré la longue déclaration d’amour de Remington au Régent, son homme, qui est criée de la page 185 à 187 en une longue phrase lancéE comme un cri.

Les phrases, les mots sont jetés, lancés, les phrases se succèdent mais pour moi cela est resté sec, froid, on y glisse un air de musique italienne (c’est très à la mode actuellement dans les romans de le faire).

C’est un road-movie guère convaincant, dont je ne garderais que peu de souvenirs à part celui d’avoir un peu perdu mon temps. Le temps n’est jamais perdu car il confirme que ce style de romans n’offre pour moi aucun intérêt mais il peut plaire à des lecteurs avides de mots crus et de scènes violentes mais qui n’apportent rien au fond du récit.

📕

Merci à Babelio Masse Critique Privilégiée et aux Editions Albin Michel pour cette lecture

Editions Albin Michel – Janvier 2019 – 251 pages

Ciao

Une réflexion sur “Remington de Baptiste Gourden

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