La ferme de cousine Judith de Stella Gibbons

LA FERME DE COUSINE JUDITHDans les années 1930, à la mort de ses parents, une jeune fille issue de l’aristocratie londonienne est forcée de s’installer dans la ferme de parents éloignés et découvre une nouvelle branche de sa famille, qui est la plus déjantée…

 

 

 

Pourquoi j’ai choisi ce livre

Je ne me souviens plus trop ce qui m’avait poussé à acheter ce livre d’occasion : les canards peut-être, l’évocation de Jane Austen sur la quatrième de couverture,  le titre, en tout cas l’auteure m’était inconnue…..

Ma lecture

Flora Poste a 20 ans et au décès de ses parents se retrouve avec une petite rente de 100 livres par an pour vivre. Comme dans beaucoup de romans de la littérature anglaise, voici le point de départ de ce récit. Qui dit jeune fille célibataire sans le sou dit moyen de trouver soit un mari, soit un endroit où vivre….. Elle va chercher et trouver dans sa famille, ceux qui pourront l’accueillir et où elle pourra, pense-t-elle, se rendre utile.

Pour une fois le but n’est pas la recherche d’un mari mais d’un toit à mettre au-dessus de soi….. De là à dire que le bonheur est dans le pré il y a de la marge, car Flora va se retrouver au milieu d’une famille, les Starkadder (traduction vipère sévère), une famille de fermiers du Sussex, des « bouseux » de triste allure, vivant dans la saleté et les immondices mais qui acceptent de l’accueillir car apparemment ils ont une dette envers son père.

Confrontation de la vie citadine et de la vie rurale, le roman a la manière de Jane Austen (qui est d’ailleurs évoqué à plusieurs reprises et dont on sent l’influence) tourne autour de cette jeune femme qui va du jour au lendemain passer d’un monde à l’autre. Plus encore, elle va mettre en place un plan d’attaque que personne ne cherchera à contrecarrer, afin de trouver des solutions à chaque problème qui se présente à elle à Froid Accueil (je n’invente rien), la ferme où elle va vivre désormais.

C’est une petite comédie sans prétention, où l’auteure s’est amusée à écrire une « œuvre à la manière de …..Jane Austen) allant jusqu’à donner aux personnages ou lieux des noms représentatifs de leurs caractères ou situations : Adam Lambsbreath (traduction haleine d’agneau) pour le commis de ferme, Howling pour la ville (traduction : hurlant) etc….

J’ai trouvé que Flora s’accoutumait sans problème des rudes conditions de vie à la ferme, qu’elle prenait très facilement une place prépondérante dans le lieu malgré les caractères des occupants et en particulier celui de la grand-mère Ada Doom, qui ne sort que deux fois l’an, une sorte de Ma Dalton qui terrorise tout le monde, et qu’on lui laissait toute latitude pour changer ce qui lui semble bon de changer, manipulant personnes et sentiments à sa guise…..

Je suis restée à l’écart de l’histoire, n’y prenant pas trop d’intérêt, c’est finalement très convenu, aucune surprise, c’est léger et sans conséquence. Les personnages sont stéréotypés et à la différence de son modèle, ils ne sont n’y aussi bien fouillés, étudiés, analysés et complexes.

C’est une lecture de salon, de détente, qui se lit rapidement, pour les amoureux de littérature anglaise, sans prise de tête, où le seul argument est de  se distraire avec les rouages habituels : affrontement des classes sociales, mariage, rencontre et final où tout est bien qui finit bien.

L’écriture est quelque peu datée, les situations sont parfois grotesques par leur manque de réalisme (en particulier le bal où Elfine va rencontrer la famille de son futur mari, on s’attend à une confrontation violente et on se retrouve avec une situation de conte de fée).

C’est finalement un roman pour « dames » comme dirait Souchon, à lire entre un petit gâteau et un thé, gentillet et en aucune façon il ne possède,  pour moi, « un charme et une ironie so british qui rappellent Jane Austen » comme le dit la 4ème de couverture. N’est pas Jane Austen qui veut…..

📕📕

Traduction de Iris Catella et Marie-Thérèse Baudron

Editions Belfond (collection Vintage) – 2016 (première parution Angleterre 1932 – France 1946 Julliard) – 343 pages

Ciao

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