America N° 9 de François Busnel et bien d’autres

AMERICA 9C’est toujours avec plaisir et impatience que j’attends à chaque nouvelle saison la parution de ce magazine (mook) qui me permet de faire un voyage en Amérique du Nord, de mieux comprendre certains faits de société et surtout de découvrir des auteur(e)s.

Grâce à ce magazine qui propose chaque trimestre un thème différent et cela pendant 4 ans (soit 16 numéros au total) durée du mandat de D. Trump, j’aborde les grands thèmes qui ont fait ce pays, ce qu’il est devenu et je dois dire que jusqu’à aujourd’hui je n’ai jamais été déçue.

J’ai mieux compris certaines situations, attitudes, prises de position, j’ai découvert à chaque fois des interviews d’écrivain(e)s passionnantes, les articles d’autres, des voyages dans les grandes villes de ce pays, des extraits ou des textes d’auteur(e)s qui ont abattu certaines barrières que je me mettais pour les lire.

Nous plongeons avec le numéro 9 dans l’Amérique, la vraie, celle des origines, de la nation indienne, autochtone ou amérindienne comme vous voulez et comme le montre si bien la couverture, c’est encore un combat.

A quoi tient une carrière d’écrivain ? Philip Roth (page 16) nous raconte  comment tout à commencer pour lui, entre jus et sauce (un texte inédit)…. Passionnant et instructif.

Page 28 Bret Easton Ellis est l’objet du grand entretien de François Busnel et il porte son regard sur la politique, sur les réseaux sociaux et son travail d’écriture. J’ai lu il y a longtemps Luna Park de cet auteur, un roman que je n’avais pas aimé par sa façon « crue » de se raconter, mais cet entretien révèle une autre facette et je pense que, peut-être, je retenterai une lecture.

Page 54 Kristopher Jansma nous raconte Trump, le nom, la marque…..  Un regard sans complaisance sur l’Empire Trump, grandeur et décadence (si l’on peut dire)…..

Comme toujours un reportage photos avec des portraits d’Amérindiens réalisés par Edward Sheriff Curtis (page 68)

Page 80 avec Le cœur battant de Wounded knee de David Treuer on découvre les grandes batailles entre Amérindiens et colonisateurs à travers Black Elk, Ojibwé, qui participa entre autres à celle de Little Big Horn contre Custer et le massacre de Wounded Knee où il fut blessé. Black Elk évoque également les espoirs qu’il fonde pour son peuple dans l’avenir quant à leur place et leur territoire.

J’ai retrouvé Jim Fergus  (page 96) dont j’ai tant aimé Mille femmes blanches qui parle de sa rencontre avec Red Spider Woman, une femme médecin qui vit dans une réserve dans le Montana. Elle évoque la vie l’hiver dans la réserve mais aussi ses souvenirs.

Page 110 Tommy Orange avec Macadam Indian nous parle des massacres du passé, de la résilience d’un peuple et des traces laissées par la culture amérindienne dans le monde d’aujourd’hui. Passionnant

Joseph Boyden (page 118) revient sur l’identité amérindienne avec Indiens vos papiers.

Et (page 126) le texte de Jim Harrison Seule la terre est éternelle, magnifique plaidoyer sur la nature, son respect et la vie qu’il aimait, dans sa maison en rondins, ses réflexions sur les massacres des autochtones, sur ce que nous sommes et devons à l’environnement. Comprendre que nous ne sommes rien sans elle. Chaque mot, chaque pensée sont tellement justes, tellement vrais que cela me confirme mon envie de lire cet auteur.

Page 140 une rencontre (trop courte à mon goût) avec Louise Erdrich dont j’ai lu Larose et Dans le silence du vent (donc inutile de dire mon plaisir de la retrouver).

La ville à l’honneur ce trimestre est Washington Couleur Chocolat par Abdourahman Waberi (page 148), Douglas Kennedy nous fait le film Conversation Secrète de F.S. Coppola (qui m’a fait penser à La vie des Autres) et pour terminer en beauté, l’évocation de F.S. Fitzgerald et Gatsby le magnifique par André Clavel, comment ce roman est né un extrait en VF et VO….

Pas de publicité enfin si finalement de la publicité pour la littérature américaine, sur ses écrivain(e)s, pour apprécier la richesse et la diversité de celle-ci.

Pour moi le moment le plus intense de ce numéro est le texte de Jim Harrison, tellement beau, tellement fort, tellement vrai, tellement en accord avec mes convictions.

Maintenant il me reste à attendre l’été pour découvrir le numéro 10….. Quel thème, quel(le)s auteur(e)s ?????

📕📕📕📕

Les Editions AMERICA – Avril 2019 – 194 pages

Ciao

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