Un peu de nuit en plein jour de Erik L’Homme

UN PEU DE NUIT EN PLEIN JOUR« Il ne reste plus que ça aujourd’hui, la communion des caves, cette sauvagerie qui seule subsiste une fois quittée la grisaille de la surface où les clans survivent dans des boulots plus pourris qu’une charogne oubliée sur un piège. »
Ce pourrait être le monde de demain. Paris est envahi par une obscurité perpétuelle et livré aux instincts redevenus primaires d’une population désormais organisée en clans. Dans ce monde urbain terriblement violent, Féral est un des derniers à avoir des souvenirs des temps anciens. Il est aussi un as de la « cogne»,
ces combats à mains nues qui opposent les plus forts des clans dans des sortes de grand-messes expiatoires. C’est lors d’une de ces cognes qu’il rencontre Livie, qui respire la liberté, l’intelligence, la force. Leur amour est immédiat, charnel, entier. Mais le destin de Féral va se fracasser sur cette jeune femme qui n’est pas libre d’aimer.

Ma lecture

Alors que je commence cette chronique je ne sais pas encore ce que je vais pouvoir dire de cette lecture que j’ai faite dans le cadre du comité de lecture du réseau de bibliothèques.

En effet je suis encore à me poser des questions sur le sens de ce court roman se situant dans un avenir peut-être pas si lointain où le monde est plongé dans une obscurité dont on ne connaît pas la cause, privant les habitants de lumière. Dans un Paris obscurci se déroulent des combats où s’affrontent des hommes dont Féral, 45 ans, élagueur le jour et combattant la nuit. Son chemin va croiser celui de Livie, 20 ans et tous deux vont prendre conscience qu’ils sont irrémédiablement attirés l’un vers l’autre.

Féral racontera à Livie le monde d’avant, dans le Causse, là où il vivait au milieu des chèvres. Elle lui offrira des livres dans lesquels il tentera de trouver, au hasard, des réponses à ses questionnements. Mais un contrat est lancé et peu à peu l’étau se resserre autour des deux personnages jusqu’à une danse de la mort.

C’est une histoire d’amour entre deux êtres que tout oppose, elle, jeune et lumineuse, lui, sombre, désabusé, taiseux mais ils vont partager quelques heures de répit avant d’entrer dans une danse macabre. C’est une histoire de luttes, tels des gladiateurs, les clans s’affrontent  dans l’arène où les combats sont programmés mais c’est aussi une histoire où demeurent malgré des poches d’humanité et d’amitié.

En de courts chapitres, l’auteur expose le monde qu’il a imaginé, qu’il entrevoit, qu’il pressent, sombre, désespéré où la vie est une lutte de chaque instant, entrecoupant son récit avec la rencontre d’un commanditaire et de sa main armée mettant au point les derniers détails du contrat.

Même si je n’ai pas saisi toute la portée du récit, si certaines zones (veuillez m’excuser pour cette analogie facile) sont restées dans l’ombre, j’ai malgré tout été jusqu’au bout de ma lecture, emportée par l’écriture mais surtout savoir comment cette « fable » allait finir et en saisir le sens.

Ce n’est pas une littérature où je suis à l’aise, je n’en comprends peut-être pas toute la portée, les symboles et je pense qu’elle plaira à des amateurs de romans d’anticipation ou de science-fiction.

Editions Calmann Levy – Août 2019 – 174 pages

Ciao

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