Le chien qui louche de Etienne Davodeau

LE CHIEN QUI LOUCHERésumé

Fabien, surveillant au Louvre, aime son métier. Depuis quelques semaines, il aime aussi Mathilde. Celle-ci vient présenter son ami à sa famille dans la vaste maison de campagne près d’Angers. Non sans appréhension: le clan Benion est un peu « particulier ». Après le dîner, on veut « montrer un truc » à Fabien. Au grenier, à l’occasion de travaux, on a trouvé récemment un coffre dans lequel un aïeul avait laissé une peinture, ou plutôt, une affreuse toile… Que vaut le tableau de l’ancêtre, demandent les Benion, est-ce une croûte ou un chef d’oeuvre?

Ma lecture

Etienne Davodeau, dont j’ai aimé Lulu femme nue (tome1) et (tome 2 ainsi que les ignorants aborde ici le thème de la valeur de l’art avec comme souvent une confrontation entre deux mondes : rural et citadin.

Que ne ferait-on pas par amour et Fabien est amoureux de Mathilde, lui le gardien de musée, qui arpente à longueur de journée les salles du Musée du Louvre, renseigne les visiteurs, va être présenté à la famille de sa dulcinée, les Benion, gens du cru, qui ont réussi dans la fabrication et le commerce des Meubles Benion depuis plusieurs générations.

Mais il va devoir par amour, relever un défi : faire entrer la toile Le chien qui louche peinte par l’artiste de la famille Benion, Gustave, l’arrière grand-père, au Musée du Louvre.

Comme toujours Etienne Davodeau « croque » avec humour les travers de notre société : confrontation entre deux mondes (capitale/province), sur la culture ave, entre autre, les attitudes des visiteurs de musées et sur la valeur que nous donnons à une œuvre d’art.

C’est toujours une lecture pleine de clins d’œil, pertinente, avec ici ou là des rapprochements drolatiques (l’entrée du tableau au musée avec des sonorités à la André Malraux) mais à trop vouloir caricaturer cela devient un peu lourd, répétitif au fil des albums. Je préfère quand l’auteur se fait plus délicat, subtil comme dans Les Ignorants ou Lulu.

Une lecture agréable, mais sans plus. Peut-être par le thème, par les mêmes ressorts, j’ai malgré tout souri car on retrouve les observations que l’on se fait soi-même quand on arpente les salles de musée, sur les visiteurs mais aussi sur les gardiens (oui oui cela m’arrive souvent de me demander à quoi ils pensent, leur solitude quand il s’agit de petits musées).

Cela ne m’empêchera pas de continuer à suivre Etienne Davodeau d’ailleurs j’ai demandé

à la bibliothèque si son nouveau opus,  Les couloirs aériens, était prévu dans les achats …..

LE CHIEN QUI LOUCHE 1LE CHIEN QUI LOUCHE 2

Editions Futuropolis – Octobre 2013 – 136 pages

Ciao

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