On ne meurt pas d’amour de Géraldine Dalban-Moreynas

ON NE MEURT PAS D'AMOURRésumé

Elle vient d’emménager avec son homme. Dans un grand loft blanc qu’ils ont retapé. Elle doit se marier au mois de juin. La date est bloquée sur le calendrier de l’entrée. Il va emménager avec sa femme et sa petite fille au deuxième étage du bâtiment B. Les travaux sont presque terminés. Ils se croisent pour la première fois un dimanche de novembre, sous le porche de l’entrée. Elle le voit entrer, il est à contre-jour. Elle sent son corps se vider. Il la regarde. Il a du mal à parler. Plus tard, ils se diront que c’est à ce moment-là que tout a commencé. Ils se diront qu’il était vain de lutter. Il y a des histoires contre lesquelles on ne lutte pas

Ma lecture

Voilà un roman qui ne va pas me réconcilier avec les histoires d’amour……  Voilà un roman dont je me serais bien passé de lire mais devoir oblige j’ai été jusqu’au bout, espérant tout de même qu’à un moment ou l’autre quelque chose de positif allait apparaître.

Bon le seul point positif c’est qu’il est court, qu’il se lit vite, qu’il n’offre aucune originalité, une histoire d’amour qui finit mal comme beaucoup d’histoires d’amour dans la littérature…..

Je me suis sentie très mal à l’aise tout le temps de ma lecture, comme une voisine habitant dans le groupe d’immeuble où vivent les deux amants, Elle au rez-de-chaussée, Lui au deuxième étage dans l’immeuble d’en face, à la barbe de chacun de leur conjoint et enfant pour lui.

Ils ne sont jamais nommés, n’utilisant que le Il , Lui ou Elle et d’ailleurs qu’importe leurs prénoms même si j’ai trouvé que l’auteure laissait beaucoup d’indices se rapportant à elle. Le récit est entrecoupé de tous leurs échanges SMS, mail, appels téléphoniques mais aussi de leurs ébats assez détaillés sans que cela apporte quoi que ce soit au fond.

Ils s’aiment, se désirent, se quittent, se retrouvent, se quittent, se retrouvent etc…. Elle apparaît comme la plus décidée à ne pas faire durer une telle situation, Lui a bien sûr le plus mauvais rôle : il est faible, lâche, fait des promesses qu’il ne tiendra bien évidemment pas car il a une femme, un enfant….. Un énième roman d’amour qui finit mal mais où j’ai trouvé en plus la proximité des deux amants dérangeante, malsaine.

Et comme il faut trouver une fin (et je la sentais venir presque depuis le début parce qu’elle me paraissait évidente) cela se finit par une charge sur la solitude de la femme qui avorte;

Sous la forme d’une sorte de journal tenu par Elle (d’ailleurs il y a pour chaque chapitre la date, comme un compte à rebours d’une fin annoncée), une énumération de leurs multiples rencontres, lieux de rendez-vous mais avec une écriture froide, sans âme, de leurs échanges numériques.

J’ai toujours un peu de mal à chroniquer ce genre de lecture car je n’en comprends pas toujours l’intérêt. Je m’y ennuie, j’ai l’impression que l’énumération des rencontres, éloignements etc….  n’est là que pour justifier le nombre de pages décemment respectable.

C’est une lecture à réserver aux amateurs inconditionnels de romance, d’histoires d’amour,  et il y en a et je les respecte mais pour moi rien dans ce roman n’a retenu mon attention. Il a obtenu le Prix du Premier roman français 2019 donc il y a un public pour ce type de romans…..

Lecture dans le cadre du Comité de lecture du réseau de bibliothèques de ma commune

Editions Plon – Septembre 2019 – 199 pages

Ciao

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