La princesse de Clèves de Madame de La Fayette

Résumé

L’action de La Princesse de Clèves se déroule en 1558, à la cour du roi Henri II. Mlle de Chartres, 16 ans, élevée par sa mère dans les principes d’une morale rigoureuse, paraît pour la première fois au Louvre. Le prince de Clèves, ébloui par sa beauté, tombe amoureux d’elle au premier regard et la demande en mariage. Mlle de Chartres, qui n’a aucune expérience de l’amour, l’épouse en n’éprouvant pour lui qu’une grande estime. Au cours d’un bal, elle rencontre le duc de Nemours. Un amour immédiat et partagé naît entre eux. Mme de Chartres, mourante, conjure sa fille de lutter contre cet amour coupable. Désormais sans soutien moral, Mme de Clèves se retire en province, afin d’éviter M. de Nemours. Mais ils sont destinés à se revoir

Ma lecture

J’ai enfin lu La Princesse de Clèves…… Enfin, pourquoi ? C’est un livre que je voulais lire depuis très longtemps, un classique de la littérature française que j’avais une première fois commencé et abandonné….. Les premières pages sont un embrouillamini de personnages historiques, de filiations etc…. et l’écriture de Madame de La Fayette m’avait gênée par son côté un peu vieillot, ampoulé, particulier. Mais comme je l’avais mis de côté et que décidément je voulais le lire, cette fois-ci je ne me suis pas laissée abattre par ces premières pages et j’ai poursuivi ma lecture jusqu’au……. bout et j’en suis contente.

Voyage dans le temps et dans l’histoire, nous sommes à la cour du roi de France Henri II, dans le milieu du XVIème siècle. Avec ce roman Madame de La Fayette nous relate une histoire d’amour qui restera platonique par la droiture de la jeune princesse ne voulant pas trahir l’homme qu’elle a épousé mais aussi toutes les intrigues de la cour royale.

Il est vrai que l’écriture peut paraître un peu décalée, ancienne, maniérée parfois mais au fil du récit je me suis habituée à ce style et pour ma part elle contribue à l’immersion dans le récit et son époque. Même si l’histoire en elle-même peut paraître pour nous lecteur (trice)s du XXIème siècle banale, ce qui m’a le plus intéressée c’est la psychologie des deux principaux personnages car l’auteure ne se prive pas de décortiquer toutes leurs pensées, doutes et même subterfuges quand ils sont confrontés à un amour qu’ils ne sont pas libres de vivre ou tout du moins pour la jeune fille.

Ils sont beaux, ils s’aiment mais elle ne peut se résoudre, de par son éducation, de par sa morale, a cédé à ses avances. Lui, le beau Duc de Nemours est un séducteur aux nombreuses conquêtes féminines mais qui va se transformer en amoureux transi et désespéré. Elle, elle ne connaît rien du sentiment qu’elle ressent en sa présence mais sera partagée entre amour et loyauté, se refusant de faire souffrir un mari auquel seul l’amitié et le respect la lient. Elle va connaître les affres de l’amour, de la jalousie et des remords, elle est l’image de la femme sacrifiée sur l’autel du mariage et de la loyauté.

Ils forment un duo en totale opposition avec tous les relations amoureuses des autres personnages, entre amants, maîtresses (officielle ou non). Madame de La Fayette ne se prive pas de glisser, tout au long de son récit, toutes les intrigues amoureuses de l’époque en commençant par celles du roi, mais montrant également l’importance des « commérages » transformés, mal interprétés et destructeurs pour ceux qui en subissent les conséquences.

Je peux comprendre que ce court roman peut paraître rébarbatif à beaucoup mais je pense que cela tient surtout à l’écriture, car j’ai trouvé malgré tout l’histoire plaisante, moins stéréotypée que je le craignais. La vision du mariage, de l’amour de la part de Madame de La Fayette est assez sage : pas de coups de canif dans le contrat pour cette jeune demoiselle, qui vivra, au-delà de la mort de son mari, dans la religion et l’éloignement de la cour.

Je l’ai lu, j’ai failli l’abandonner une deuxième fois car les atermoiements des deux tourtereaux tournaient par moment en rond mais je me suis surprise dans la deuxième partie à les suivre dans leurs tortures psychologiques et à vouloir en connaître le dénouement, preuve que ce classique m’a finalement plu…..

Editions Le livre de Poche – 1966 – 242 pages

Ciao

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