Et si les chats disparaissaient du monde de Genki Kawamura

ET SI LES CHATS DISPARAISSAIENT DU MONDE IGA 30 ans, le narrateur de ce livre apprend par son médecin qu’il est condamné. Il ne lui reste plus que quelques semaines à vivre. Aussi lorsque le Diable, cet étonnant visiteur en short, lui propose un marché, n’hésite-t-il pas longtemps. Les clauses du contrat ? Effacer, à chaque jour que Dieu fait, une chose de la surface de la Terre lui vaudra vingt-quatre heures de vie supplémentaires… Les téléphones, les montres : jusqu’ici, c’est à qui perd gagne… Mais lorsque le Diable lui propose de supprimer les chats, sa vie va basculer une deuxième fois…

Ma lecture 

A 30 ans apprendre que vous êtes condamné, qu’il ne vous reste que quelques jours voire semaines à vivre, cela a de quoi vous chambouler. C’est ce qui arrive au narrateur, facteur de son état, qui apprend qu’il ne souffre pas d’un rhume mais d’un cancer du cerveau…..

Dès les deux premières pages vous savez à quoi vous en tenir mais c’est sans compter sur l’apparition du Diable, ou Aloha, comme le narrateur le nomme, vêtu de chemises hawaïennes, tongs et lunettes de soleil qui, tel le génie de la lampe d’Aladin, il va lui proposer un marché : Contre une chose supprimer du monde il gagnera une journée de vie supplémentaire….. Tentant ? Alors on commence par le téléphone (indispensable à tout le monde et chronophage) puis les films (grande passion du jeune homme) et enfin les montres avec en arrière pensée le temps. Puis quand vient le moment d’une nouvelle disparition, l’idée de faire disparaître les chats, alors que depuis l’enfance deux chats l’ont toujours accompagné, là le choix est cornélien….

Il paraît que nous oublions afin de pouvoir nous souvenir. Que l’oubli est nécessaire à notre évolution. (p54)

Le contrat avec le Diable (Aloha) est l’occasion pour le narrateur d’une réflexion sur sa vie actuelle mais aussi sur son passé, ses regrets, ses remords, sur ses souvenirs, sa petite amie jamais oubliée, sa mère décédée, la distance avec son père horloger (bah oui tic-tac le temps compté) et surtout grâce à l’amour qu’il portait à Laitue (oui, oui) son premier chat et à Chou (on continue dans le végétal) son chat qui vit auprès de lui depuis 4 ans, il va faire une analyse de sa vie (enfin de ce qui lui reste à vivre), des choses à régler avant de faire le grand saut.

Quand on y réfléchit, la vie, c’est pareil. on vit tout en sachant qu’un jour, on ne sera plus. Et tout comme l’amour, c’est son impermanence qui la fait briller avec tant d’éclat. (p63)

Voilà, encore une fois, une sorte de petit traité de réflexions sur la vie, la mort, l’essentiel, l’important, sur le rythme de nos vies, sur l’attachement que l’on porte aux objets, sur ce que l’on a dit ou pas, etc….

Pour quelqu’un qui n’en a jamais lu, oui pourquoi pas mais ce que je reproche à tout ce genre de littérature, c’est que lorsque vous en avez lu un vous en avez lu cent. Alors on pourrait penser qu’écrit par un auteur japonais, y trouver une certaine poésie, que nenni… Cela se veut un conte ou une fable mais il n’y a pas la magie des mots de ceux-ci.

Quand on y réfléchit les humains ont beau être effrayés par leur propre mort, elle n’existe pas plus pour eux que pour les félins. Après tout, une fois mort, ce n’est plus notre affaire, mais celle des survivants. (p128)

Bien sûr en évoquant la mort, et en particulier celle de la mère du narrateur, il y a l’épisode « émotions » en particulier par l’absence du père, des raisons de son absence dont le jeune homme n’a pas compris le sens, pour terminer avec une « sorte de happy end ». Cela se lit vite, très vite, on se pose quelques questions parfois par rapport à sa propre vie, à son rapport à la mort et puis voilà.

Ce livre m’a été également offert comme Le chat qui venait du ciel par une personne connaissant ma vie et mon amour pour mon chat et encore une fois je suis très mitigée sur ce roman. Il faut que je dise aux gens de ne pas se fier à un titre, ni à une couverture et encore moins à un type de littérature ….. Qui dit littérature japonaise ne dit pas forcément poésie et charme.

Allez ne boude plus ma minette on va se lire un autre livre……

Traduction de Diane Durocher

Editions Pocket/Fleuves – Juillet 2019 (2012) – 166 pages

Ciao

4 réflexions sur “Et si les chats disparaissaient du monde de Genki Kawamura

  1. Je l’ai reposé après avoir lu la 4e de couverture (à l’époque où le baguenaudage en librairie était encore possible !) et j’avoue qu’il me tentait bien, pour les chats, et le sujet. Je crois que je vais finalement m’abstenir !

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