Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins de Alejandro Palomas

LE PETIT GARCON QUI VOULAIT ETRE MARY POPPINSC’est l’histoire de Guille…

C’est l’histoire d’un petit garçon débordant d’imagination qui voue un amour sans bornes à Mary Poppins.
L’histoire d’un père un peu bougon, qui vit seul avec ce fils sensible et rêveur dont il a du mal à accepter le caractère.
D’une institutrice qui s’inquiète confusément pour l’un de ses élèves qui vit un peu trop dans ses rêves.
D’une psychologue scolaire à qui on envoie un petit garçon qui a l’air d’aller beaucoup trop bien.

Quel mystère se cache derrière cette apparence si tranquille, et pourtant si fragile ?
Un roman choral aussi tendre que bouleversant, qui emprunte à l’enfance toute sa sincérité désarmante pour dire l’amour, le vide, le rêve et la puissance de l’imaginaire.

Ma lecture

Que ce livre a du charme…….Et l’auteur sait y faire….. Il y a mis tout ce qu’il faut : des sourires, de la tristesse tout les ingrédients qui font qu’habituellement je n’adhère pas à ce genre mais là je dois avouer que j’ai aimé mais il aura fallu qu’il soit au programme du comité de lecture pour que je le lise car sinon, à première vue, je pense que je ne l’aurai pas fait.

L’histoire nous est contée à travers les voix de Guille, 9 ans, un enfant vif, intelligent et sensible mais aussi par Maria, la psychologue, Sonia l’institutrice et Manuel, le père de Guille. Elle repose sur Guille dont l’entourage scolaire s’interroge sur son comportement, son obsession à devenir Mary Poppins. De l’institutrice à la psychologue tout le monde s’interroge et mène l’enquête.

Bon l’enquête pour le lecteur est assez vite résolue mais je dois avouer que je me suis laissée prendre à la magie de ce petit bonhomme mais surtout à son univers créé par Alejandro Palomas….

Certes il possède tous les ingrédients du genre : fin de chapitres en suspension d’une annonce ou d’une réponse, poésie du contexte imaginaire de Guille, une « happy-end » prévisible, le lecteur ayant presque connaissance de ce que les personnages ignorent mais cela fonctionne malgré tout. Un regret les parties avec en gros caractères annonçant les ingrédients de ce qui allait se passer ensuite pour moi sont superflues comme le personnage de Nazia, amie de Guille, d’origine pakistanaise sur laquelle plane un avenir sombre est un peu réducteur et caricatural, comme un passage obligé dans l’actualité.

Alors même si j’ai trouvé Guille très mûr pour son âge, plus adulte que son père dans ses réactions, même si j’ai trouvé l’histoire assez conventionnelle dans le genre, j’ai pris plaisir à la lire sur le moment même si j’ai trouvé les réactions de l’entourage assez naïves parfois (en particulier la psy et l’institutrice).

Je ne suis pas Mary Poppins et même si je prononce le mot magique « supercalifragilisticexpialidoious » je ne ferai pas de ce récit un souvenir inoubliable mais cela se lit bien, c’est tendre et émouvant, cela peut plaire dans les bibliothèques, cela peut s’adresser à des adultes mais aussi à des jeunes adultes (et je trouve d’ailleurs qu’il s’adresse plus à ce public)…..

Livre lu dans le cadre du Comité Lecture des Bibliothèques de ma commune

Traduction de Vanessa Capieu

Editions Cherche midi – Janvier 2020 – 221 pages

Ciao

4 réflexions sur “Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins de Alejandro Palomas

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