Une vie sur le trottoir de Cécile Crassous

UNE VIE SUR LE TROTTOIREtes-vous bien certain de mériter l’héritage de vos parents ?
Jusqu’à la mort de sa mère et de sa sœur, Martine ne s’était pas posé la question.
Elle va devoir y faire face dans la douleur et en pleine rue, sous les yeux d’un voisinage angoissé, curieux ou cupide.
Autour d’elle tous s’émeuvent, s’agitent et s’énervent. Mais dans ce tourbillon tragi-comique, elle reste seule dans l’épreuve.
C’est l’heure du grand déballage… trouvera-t-elle l’apaisement avant de sombrer dans la folie ?
Vie et mort, rancune et pardon, empathie et mesquinerie… Cécile Crassous fait surgir un tableau émouvant de nos relations humaines.
Une vie sur le trottoir est un livre qui reste en bouche longtemps après l’avoir posé.

Ma lecture

Déballage au 26 rue des Beaumonts mais également ici. Je vous raconte tout. Cécile Crassous m’a contactée afin de me proposer la lecture des trois ouvrages dont elle est l’auteure et je n’accepte ce genre de propositions que lorsque, après lecture du résumé, je me sens attirée par le sujet en précisant toujours que mon avis est libre et sera l’exact reflet de mon ressenti (bon ou mauvais).

Le lieu des trois romans porte un nom de rue : celui de la rue des Beaumonts mais à différents numéros. Je commence par me rendre au numéro 26 où Martine fait un vide-maison de l’habitation où vivait sa mère récemment décédée et que ce soit pour Martine, les voisins ou des jeunes de passage attirés par une manne gratuite pour des profits futurs, ce déballage va prendre être l’occasion de joutes verbales voire physiques et prendre des proportions ubuesques.

Tout débute par un inventaire à la Prévert des objets haïs, ceux que l’on doit trier et dont on veut se débarrasser car chargés de mauvais souvenirs, souvenirs que l’on pense effacer en les proposant aux passants comme pour crever l’abcès définitivement avec le passé. Mauvais souvenirs pour certains, objets de convoitise pour d’autres, une sorte de vaudeville aux accents de chroniques sociétales.

Avec 32 courts chapitres dans lesquels les thèmes des relations familiales, l’héritage,  la possession sont traités en y insérant les échanges sur un forum des différents avis sur ces questions qui vont donner matière à réflexion et parfois affrontements intergénérationnels. Il y a certes de l’humour mais sur fond de blessures parfois, d’absences et de non-dits ou mal-dits.

Je l’ai ouvert en pensant en lire quelques pages, le picorer et finalement je l’ai lu d’une traite, souriant parfois, oscillant entre comédie et mélancolie, reconnaissant certaines réactions parfois mais en y trouvant le reflet (veuillez m’excuser pour ce rapprochement facile) de notre société que ce soit sur le plan des comportements ou des relations.

C’est habile, bien écrit, original, vivant, avec ce qu’il faut d’ironie et d’analyse pour y prendre plaisir et j’ai quitté le 26 rue des Beaumonts et son bric-à-brac d’objets et de sentiments pour me diriger très bientôt vers le 17 où m’attend La Basse-cour.

Une jolie découverte

Editions First (disponible sur Amazon)- Juin 2020 – 91 pages

Ciao

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