L’espoir en héritage – D’après le drame du Rana Plaza


l'ESPOIR EN HERITAGECe roman est inspiré du drame du Rana Plaza, survenu en avril 2013 au Bangladesh, et des histoires de personnes que l’auteure a pu rencontrer. C’est ainsi qu’elle a imaginé le parcours d’Aymen, un petit garçon marqué par la disparition brutale de sa mère qui a péri sous les décombres de l’atelier de couture où elle travaillait. Désemparé, il retrouvera espoir grâce à la main tendue d’un photographe français dépêché sur place. Son objectif sera alors de rejoindre la France à la recherche d’un secret de famille. Mais le chemin est long et Aymen sera confronté à des rencontres qui bouleverseront le cours de sa vie. Dans ce roman qui interroge notre monde et pointe du doigt certains effets des chaînes de production sur les hommes à l’autre bout de la planète, il est aussi question du rapport à la filiation et du rapport à l’autre. Parce qu’au bout du compte, d’où que l’on vienne et qui que l’on soit, nous sommes tous éprouvés de la même façon par la mort, l’amour, la maladie, la pauvreté, et même l’argent. Parce que notre première identité, c’est notre humanité.

Ma lecture

J’ai choisi cette lecture pour le thème annoncé : l’effondrement en Avril 2013 à Dhaka au Bengladesh, d’un immeuble dans lequel travaillaient des ouvriers mais surtout des femmes et des enfants dans des ateliers de confection, provoquant plus de 1000 morts, des ouvriers travaillant pour un salaire de misère sur la confection de vêtements diffusés dans des chaînes de magasins en Europe et dans le monde que nous achetons à bas prix  mais également pour des marques de luxe.

Je reste, je dois l’avouer un peu sur ma faim. En effet à travers l’histoire de Aymen, un jeune garçon, narrateur de l’histoire, dont la mère va disparaître dans cet effondrement, je pensais qu’il s’agissait d’évoquer principalement le drame en lui-même ainsi que les conditions dans lesquelles une population est exploitée, ce qui est chose faite mais trop superficiellement à mon goût, sur le pays et ceux qui se voient contraints à des conditions inhumaines de travail. L’auteure, dont c’est le deuxième roman, a orienté la moitié de son récit sur l’itinéraire qui va mener Aymen d’Inde en France s’appuyant et s’inspirant sur son travail d’éducatrice spécialisée pour la protection de l’enfance.

Un court roman qui vous plonge dans la misère exploitée dont le travail se retrouve sur les portants de nos magasins, le difficile parcours d’un adolescent orphelin qui va trouver une aide providentielle et bienveillante grâce à un français, Thierry, qui va le conduire jusque dans le Sud-Ouest de la France après un court passage à Paris et trouver refuge dans une famille d’accueil qui va lui permettre de se reconstruire et d’envisager un avenir. Là il découvrira également pourquoi Thierry a vu et entendu sa détresse car lui-même possède un lourd passé.

Certes quelques incohérences, des phrases pas toujours très bien structurées qui m’ont arrêtée parfois dans ma lecture pour les reconstruire, une happy end peut-être un peu trop idyllique mais l’ensemble m’a permis de me remettre dans le contexte d’un drame dans lequel notre société a une part de responsabilité, une piqûre de rappel toujours nécessaire dans notre société de consommation.

Editions L’Harmattan – Février 2021 – 133 pages

Ciao 📚

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