Tant qu’il reste des îles de Martin Dumont

TANT QU'IL RESTE DES ILES IG

Ici, on ne parle que de ça. Du pont. Bientôt, il reliera l’île au continent. Quand certains veulent bloquer le chantier, Léni, lui, observe sans rien dire. S’impliquer, il ne sait pas bien faire. Sauf auprès de sa fille. Et de Marcel qui lui a tant appris : réparer les bateaux dans l’odeur de résine, tenir la houle, rêver de grands voiliers. Alors que le béton gagne sur la baie, Léni rencontre Chloé.
Elle ouvre d’autres possibles. Mais des îles comme des hommes, l’inaccessibilité fait le charme autant que la faiblesse.

Ma lecture

J’ai un rêve depuis très longtemps : vivre sur une île balayée par les vents et les embruns, une petite maison de pêcheur, une vie communautaire riche parce que limitée, une vie sociale en partie reposant sur la solidarité entre ilien(ne)s mais avec également une solitude loin de la foule déchaînée…. C’est un rêve et dès que j’entends parler d’un roman (et même d’un documentaire ou reportage) parlant d’une île cela me pousse à le découvrir pour, à défaut de pouvoir y vivre, trouver tout ce que j’imagine être la vie sur ce bout de terre et m’y transporter.

Alors je ne vais y aller par quatre ferries chemins : c’est pas que je sois déçue par le récit en lui-même mais parce que j’en espérais autre chose, plus centré sur la vie quotidienne des habitants d’une île, sur un voyage sur quelques kilomètres carré, les paysages etc…. et puis j’avoue être un peu déçue également par le contenu, pourtant vanté ici et là (c’est ce qui m’avait incité à l’acheter) mais comme toujours tout dépend de ce que l’on attend d’une lecture.  Rien à reprocher aux personnages imaginés par Martin Dumont : ils sont bien décrits et ancrés dans l’histoire, peut-être très stéréotypés et sans surprise avec les pro-pont, les anti-pont, avec une touche d’amour que ce soit paternel et sentimental à travers une rencontre, sans oublier les amis, la solidarité et les parties de coinche dans le café où tout le monde se retrouve, s’affronte et partage autour d’un verre les derniers événements. Le décor et les faits sont bien rendus (j’ai d’ailleurs imaginé qu’il s’était inspiré de la construction du pont de l’île de Ré) comme les  arguments propres aux attente de chacun, à sa propre lutte contre ce cordon ombilical qui allait les relier au continent et qui allait transformer leur île en presqu’île. Mais ici de je donne mon ressenti par rapport à mes attentes (je n’ose parler d’exigences) et là je n’ai pas eu ce petit frémissement que j’attends toujours d’une lecture, à un moment ou à un autre que ce soit pour la créativité, l’écriture ou la profondeur du récit.

C’est bien écrit, cela se lit bien, vite et offre quelques heures de lecture de détente mais malheureusement sans réel attachement pour moi, assez conventionnel et prévisible dans son déroulement. Mon rêve est peut-être plus poétique, déjà bien construit dans mon imaginaire et je n’ai pas eu l’impression que l’auteur en ait découvert la destination.

J’ai aimé, j’ai passé un agréable moment mais sans plus.

Editions Les Avrils – Mai 2020 – 240 pages

Ciao 📚

12 réflexions sur “Tant qu’il reste des îles de Martin Dumont

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