On dirait nous de Didier Van Cauwelaert

ON DIRAIT NOUS« On a 30 ans, ils en ont le triple. Et tout bascule quand on se rencontre. Ils nous bouleversent, nous rendent nos rêves, nous envahissent de plus en plus… Mais quel est leur vrai but ? Vont-ils nous sauver ou nous détruire ? » Dans le parc où ils aiment se promener, Soline, ravissante violoncelliste, et Ilan, un brillant glandeur, aperçoivent sur le banc où ils ont l’habitude de s’assoir un couple de petits vieux qui se tiennent tendrement la main. Georges, fringant professeur à la retraite, mince et le bronzage à peine ridé, et Yoa, son épouse tlingit, semblent tout droit sortis d’une publicité pour croisière. « On dirait nous, à leur âge » s’exclame Soline. Cette phrase va changer leur destin : Georges et Yoa s’immiscent dans la vie du couple avec la plus étrange des propositions…

Ma lecture

Je vais faire court, mais cela se résume en quelques mot : Didier Van Cauwelaert n’est pas pour moi. Je l’avais découvert avec Hors de moi mais j’avais eu déjà quelques réticences à comprendre où il voulait m’emmener. L’idée de départ, comme ici, est intéressante mais c’est avec le traitement et surtout sur les directions prises qu’il me perd.

Idée de départ donc : la réincarnation . Vous y croyez ou pas mais quand on propose à Illan et Soline de concevoir un enfant de sexe féminin afin que Yoa, femme malade, proche de la mort, ne se déplaçant qu’en fauteuil roulant poussé par Georges son compagnon de 92 ans, puisse se réincarner comme le veut la tradition tribale indienne originaire d’Alaska, les Tlingit, dont elle est issue et en échange d’éponger vos dettes le jeune couple n’hésite pas longtemps.

Soline et Yoa ont en commun la musique, la première sur un violoncelle prénommé Matteo et la seconde sur un tambour, Georges et Illan eux n’ont en commun que l’amour qu’ils portent chacun à leur compagne, à leur désir de les satisfaire en acceptant un marché dont toutes les clauses et les risques ne sont pas totalement connus par le jeune couple ni pourquoi et comment ils ont été élus par leurs voisins.

Une histoire abracadabrantesque où vous y trouvez un peu de tout : du sexe (beaucoup et qui n’apporte rien au récit), des situations peu crédibles mais nous sommes dans un roman alors laissons faire l’imagination, l’imagination oui mais de l’intérêt, pour ma part, je ne l’ai pas trouvé même si j’ai, malgré tout, fait ma curieuse et suis allée jusqu’au bout pour voir comment l’auteur avait imaginé la fin. Bon et bien je suis restée sur ma faim.

Il y a de tout dans ce roman : la musique qui agit sur les plantes, les plantes qui servent de système d’alarme, une jeune femme très libérée ouverte à toutes les propositions, sans état d’âme ni de conscience, un couple hippie, voyeur et sans gêne, sans oublier la nature, les ravages des populations autochtones et la perte des traditions, un road-movie à bord d’une voiture mythique pour finir par une fin évidente que vous pressentiez dès le début. Et puis j’ai trouvé que ce couple « couveuse » n’exprimait que peu de réserves vis-à-vis des commanditaires, intrusifs, omniprésents et ne se posaient que peu de questions éthiques sur le devenir de l’enfant à venir…..

Je n’en dirai pas plus, je laisse Didier Van Cauwelaert à son univers et ne tenterai pas je crois une autre lecture. Le mélange entre imaginaire et réalité peut fonctionner mais il faut pour cela une idée maîtresse, une construction et là c’était un peu tout, jeté en vrac et sans vraiment un but précis. Cela aurait pu faire un joli roman et cela fini en un vaudeville sans queue ni tête.

Cela se lit bien mais s’oublie vite.

Bof-bof…..

Editions Albin Michel – Mai 2016 – 386 pages

Ciao 📚

13 réflexions sur “On dirait nous de Didier Van Cauwelaert

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