Mon mois d’Avril 2022

BILAN AVRIL 2022

Avril a vu refleurir le temps des retrouvailles et partages, la maison s’est remplie puis s’est vidée laissant place aux souvenirs que j’engrange avec les rires, les regards, les silences. Le soleil se fait plus présent, plus chaud, j’ai ressorti ma panoplie de lectrice au jardin : transat, chapeau, lunettes de soleil et le temps qui s’écoule paisiblement avec seulement le bruit des pages, le chant des oiseaux qui m’entourent et la brise légère du vent dans les arbres et des journées qui s’achèvent souvent par une balade en fin de journée dans la nature environnante (et avoir le bonheur d’apercevoir au bout de 8 ans un chevreuil près de la maison). J’ai retrouvé un salon du livre annulé depuis deux ans par un virus mais que je ne suis pas sûre de le refréquenter, j’ai navigué dans des genres livresques très différents, n’ai pu m’empêcher de rajouter quelques ouvrages à ma PAL mais il fallait préparer la troisième saison des Classiques c’est fantastique (toujours avoir une bonne raison pour le faire). Partager des moments amicaux dans un salon de thé, ne pas voir le temps passer et préparer même les trois mois à venir déjà chargés….. Il y a eu une rencontre d’auteur à la bibliothèque (voir ci-dessous) beaucoup de rendez-vous à prendre et puis bien sûr j’ai lu, je continue à vider (et à remplir) ma PAL, je passe de moins en moins à la bibliothèque pour ne pas craquer mais ne résiste pas à certains appels…..

J’ai beaucoup aimé

La décision de Karine Tuil

Rien à déclarer de Richard Ford

Le meunier d’Angibault de George Sand (challenge Les classiques c’est fantastique)

Dites-leur que je suis un homme de Ernest J. Gaines

Léviathan de Paul Auster

Raison et Sentiments de Jane Austen (challenge Les classiques c’est fantastique)

J’ai aimé

Le lac de nulle part de Pete Fromm

Comment je suis devenue Duchess Goldblatt

Combats et métamorphoses d’une femme de Edouard Louis (lu pa Irène Jacob)

Voyage autour de mon enfance de Emmanuel de Waresquiel

Bof-bof

Les idées noires de Laure Gouraige

Je chante et la montagne danse de Irene Solà (chronique à paraître en mai date de sortie du roman)

J’ai rencontré

PETE FROMM

Lors du Printemps du livre de Montaigu (Vendée) Pete Fromm qui m’avait chamboulée avec Mon désir le plus ardent et que je lis régulièrement Indian Creek, Le nom des Etoiles, Lucy in the Sky.

Il était en France pour la promotion de son nouveau roman, Le lac de nulle part et coïncidence, je venais de le prendre au Comité de lecture des bibliothèques (il faut dire que je n’ai pas hésité en le voyant dans les choix…..).

Simple, accessible (mais intimidant), l’œil pétillant, des touches d’humour il nous a parlé de son travail, comment les personnages et la trame de ses livres se construisaient, un peu de sa vie dans la nature dans le Wisconsin, source inépuisable d’inspiration (« je ne pourrai jamais écrire si j’habitai New-York »). Dans ses paroles je me suis tellement retrouvée : son amour de la nature, de ses marches solitaires etc…. Il devait avoir hâte d’y retourner vue la cohue et la foule du Salon.

Quant au Salon lui-même j’ai eu confirmation que ces lieux surpeuplés (même si je suis ravie qu’autant dePETE FROMM 2 monde soit intéressé par la littérature) ne sont pas pour moi. Ce que j’aime y trouver ce sont des rencontres d’auteur(rice)s, les écouter parler de leur travail, l’élaboration de leurs livres etc… mais là c’est une vaste affaire commerciale, des files d’attente interminables pour les plus célèbres (pas forcément ceux que j’aime) ou des « people », du bruit (on entend à peine les paroles de ceux que l’on rencontre), c’est le travail à la chaîne des dédicaces et puis quand on connaît mon rapport au bruit, à la foule etc…. Je n’ai eu qu’une envie….. Fuir et me retrouver chez moi, dans le silence avec un livre entre les mains. Alors je suis partie et je sais maintenant que j’éviterai ce genre de salon. J’ai vu Jeanne Benameur dont je pense lire La patience des Traces (qui a d’ailleurs remporté le Prix Ouest 2022), Julia Kerninon (que j’aime beaucoup mais absente lors de mon passage devant le stand) dont le dernier ouvrage Toucher la terre ferme passera un jour entre mes mains, Clara Dupont-Monod, Claire Berest, Nicolas Carreau (pas vu mais dont j’écoute le podcast La voix est livre chaque semaine), Amélie Cordonnier, Henri Loevenbruck etc… (pardon pour ceux que j’oublie mais il y avait plus de 200 écrivains)

Au milieu de la foule j’ai malgré tout pu rencontré Antigone que je n’avais pas revue depuis plus de deux ans et la recherche du lieu de rencontre avec Pete Fromm nous a permis de papoter et d’arpenter une partie de la ville de Montaigu qu’elle connaît bien mais également échanger concernant nos expériences de clubs de lecture, de tricot (mais oui).

Ciao 📚

Mon mois de Mars 2022

BILAN MARS 2022

Les jours rallongent, les journées sont plus douces, je commençais à m’installer au jardin pour des heures de lecture toujours apaisantes avec comme seule musique celle des chants d’oiseau mais l’hiver n’avait pas dit son dernier mot et la fin du mois m’a rappelé qu’il ne faut pas trop vite crier victoire ! 

Et moi aussi j’ai l’impression de sortir de ma gangue hivernale : j’ai fureté dans un vide grenier sans rien y trouver (même pas un livre), j’ai passé quelques heures dans le salon de thé Chacun sa part à La Roche sur Yon en bonne compagnie avec la présence d’une rencontre d’un club de poésie en fond sonore , partagé des ressentis avec le comité lecture jeunesse et celui des bibliothèques, assisté au speed-booking à la bibliothèque parce que dès qu’il est question de littérature je ne résiste pas et que je veux encourager ce genre d’initiatives, regardé à distance le semi-marathon de Paris pour suivre les performances de deux proches, randonné chaque semaine et vu l’explosion printanière en présence des chorales ailées et en ai tiré non seulement des forces mais également du bonheur. 

J’ai retrouvé physiquement une partie de mes racines et c’était comme si nous nous étions quittées laEN THERAPIE 2 veille, visité une exposition florale à Angers qui m’a donné plein d’idées de décors au jardin, n’ai pu résisté le dernier jour du mois à retrouver le canapé de la série En Thérapie sur ARTE avec quelques jours d’avance et elle semble aussi prometteuse que la première saison.

Et puis j’ai lu, j’ai vu :

Coup de 🧡

L'INSOUCIANCE

L’insouciance de Karine Tuil

J’ai beaucoup aimé

Le festin de Margaret Kennedy

Une famille moderne de Helga Flatland

Olive Kitteridge de Elizabeth Strout

L’autre moitié du monde de Laurine Roux

J’ai aimé

Mon maître et mon vainqueur de François-Henri Désérable

Mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar (pour l’avant-dernier mois du challenge des Classiques c’est fantastique Saison 2)

J’ai abandonné (et pas chroniqué)

CE QUE SAVAIT MAISIECe que savait Maisie de Henry James – Editions 10/18 – 398 pages – Traduction de Marguerite Yourcenar – Littérature américaine

Maisie est une enfant du divorce dont chacun des parents a obtenu sa garde pendant 6 mois. Elle va être l’instrument entre les deux parents pour régler le contentieux entre eux et cela à hauteur de ce qu’elle voit et entend.

Je l’ai abandonné à la page 218 car non pas que l’histoire n’était pas intéressante mais c’est plus l’écriture qui m’a gênée sur la longueur et la répétition des événements, des règlements de compte, de la multitude des personnages rencontrés par le père, Beale, et la mère, Ida, chacun faisant de ses amants ou maîtresses une occasion d’assouvir sa vengeance vis-à-vis de l’autre époux. J’ai trouvé que le personnage de Maisie avait parfois la naïveté de son âge et la lucidité enfantine face à des parents qui montrent peu d’affection vis-à-vis d’elle ou des beaux-parents qui la cajolent afin de mieux la manipuler mais que la progression de l’histoire était trop lente et trop chargée de détails. Une écriture qui manque de fluidité, avec un côté très « ampoulé » et « précieux » rendant ma lecture laborieuse et j’ai finalement laissé Maisie à son bien triste sort….

J’avais aimé Le tour d’écrou du même auteur et j’ai La coupe d’or, qui est parait-il son meilleur ouvrage, dans ma PAL et comme j’aime les romans où la psychologie prévaut (qui est l’angle pris par cet auteur, je retenterai ma chance avec lui.

J’ai lu et pas chroniqué

LA REPUBLIQUE DES FAIBLES La république des faibles de Gwenaël Bulteau chez La manufacture des livres, lu parce que l’auteur est invité en Avril à ma bibliothèque. Vous savez que je ne lis pratiquement jamais de romans policiers, noirs ou thrillers car c’est une zone où il y a désormais beaucoup trop de violence, de détails scabreux etc…. J’en suis pour ma part restée à la subtilité des romans d’Agatha Christie….. Le fossé est grand. Ayant donc peu de recul dans ce type de littérature je ne veux pas porter un jugement faussé dès le départ par le fait que j’ai un apriori et peu d’intérêt. Donc je l’ai lu, jusqu’au bout et il m’a confirmé mon sentiment vis-à-vis de ce type de romans….. 

J’ai vu

UN AUTRE MONDE

Un autre monde de Stéphane de Brizé avec Vincent Lindon (exceptionnel), Marie Drucker (terrifiante) et Sandrine Kiberlain (excellente pleureuse). Un beau film sur les ravages du profit financier « quoiqu’il en coûte » avec Vincent Lindon tout en finesse, subtilités et humanité. Un film dont on ressort avec des souvenirs du monde professionnel, du vécu, du vrai et avec le souvenir d’une lettre finale de toute beauté.

 

GOLIATH

Goliath de Frédéric Tellier avec Gilles Lellouche, Pierre Niney et Emmanuelle Bercot, un film qui ne m’a rien révélé sur les magouilles des lobbies tellement je suis désespérée de voir comment le monde fonctionne et convaincue de son pourrissement, dans un monde où le profit, le management et la manipulation sont monnaie courante. Mais j’ai aimé la prestation des acteurs, comment Gilles Lellouche a endossé sa robe d’avocat désabusé, au bout du rouleau comment Pierre Niney était loin de ses rôles habituels d’homme bien sous tous rapports pour devenir un être cynique, glaçant et la sensibilité d’Emmanuelle Bercot qui trouve à chaque fois le ton juste des émotions.

Ciao 📚

Mon mois de Février 2022

 

 

BILAN FEVRIER 2022

J’attends, j’écoute, je guette l’arrivée du printemps et depuis peu je vois la nature qui m’entoure se réveiller, j’entends les oiseaux chanter le matin confirmant que nous sommes sur la bonne voie, la lumière de certaines journées et l’arrivée de bourgeons me rassurent…… Le printemps revient et les beaux jours vont faire leur entrée. 

Février ferme ses portes et l’hiver commence à faire ses valises et emporte avec lui le froid, l’obscurité, les journées plus courtes pour laisser place à la renaissance, aux parfums, à la lumière et aux bruits de la nature qui sortent d’un long sommeil. Oui j’ai hâte d’enlever des couches sur ma peau, de profiter des rayons du soleil, de sa chaleur (douce mais pas caniculaire) et d’avoir à chaque fois, moi aussi, le sentiment d’un renouveau.

Et nous en avons bien besoin quand le bruit des bottes et de chars à moins de 3 heures d’avion nous rappellent de bien mauvais souvenirs. L’histoire se répète parfois et pas de la meilleure manière….

LA ROCHELLE FEVRIER 2022Février ne m’a pas empêchée de profiter de balades en forêt (comme toujours) même si des douleurs dorsales persistantes y ont parfois mis un frein, de passer un très joli week-end à La Rochelle et partager avec ce que j’ai de plus cher des heures ensoleillées, des promenades, des découvertes gastronomiques et des bavardages, Noël après Noël est toujours Noël.

Des papotages amicaux également autour d’un thé pour parler de tout, de rien, de la vie, de lectures bien sûr.

J’ai beaucoup aimé

L.F. Céline – Les années noires de Christophe Malavoy et José Correa

La femme de Gilles de Madeleine Bourdouxhe

Le petit-fils de Nickolas Butler

Lettres d’une inconnue de Stefan Zweig

Les jardins d’hiver de Michel Moatti

Les liaisons dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos

J’ai aimé

Déloger l’animal de Véronique Ovaldé

Seyvoz de Maylis de Kerangal et Joy Sorman

J’ai un peu moins aimé

JUSTE A COTE DE MOI

Juste à côté de moi de Sophie Carquain

Bof-Bof

TANT QUE LE CAFE EST ENCORE CHAUD

Tant que le café est encore chaud de Toshikazu Kawaguchi

J’ai abandonné et chroniqué

VENUS EROTICA

Vénus Erotica de Anaïs Nin, lu dans le cadre du challenge Les classiques c’est fantastique Saison 2 avec pour thème Bijoux indiscrets organisé par Moka Milla et Fanny mais me suis consolée avec Les liaisons dangereuses (voir ci-dessus : un peu moins érotique mais plus dans mon goût)

J’ai abandonné et pas chroniqué 

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Les allumettes suédoises de Robert Sabatier : je l’avais trouvé chez Emmaüs et pris parce que j’en avais entendu parler mais il n’a pas réussi à me captiver au-delà de la page 100 : une enfance parisienne dans le Paris de l’après-guerre avec de nombreux détails et personnages qui n’ont pas su me retenir.

Au cinéma j’ai vu

LES PROMESSES

Les promesses de Thomas Kruithof avec Isabelle Huppert et Reda Kateb que j’ai beaucoup aimé pour la restitution de ce que l’on imagine des « magouilles » politiques, les revirements personnels en fonction des promesses, toute la subtilité de Reda Kateb dans son rôle de Directeur de Cabinet issu des banlieues et qui n’est pas prêt à vendre son âme au diable.

LES JEUNES AMANTS Les jeunes amants de Carine Tardieu avec Fanny Ardant et Melvil Poupaud, un très joli film, très sensible et délicat sur l’amour d’un homme pour une femme plus âgée (même si j’aurai aimé que l’on affuble pas Fanny Ardant de chemises de nuit « mémère ») et dont le couple formé par Melvil Poupaud et Fanny Ardant fonctionne à merveille.

 

J’ai écouté

L’heure bleue de Laure Adler en podcast avec un entretien avec Annie Ernaux dont j’apprécie de plus en plus la justesse des propos.

Ciao 📚