Neverland de Timothée de Fombelle

NEVERLAND IG

Neverland est l’histoire d’un voyage au pays perdu de l’enfance, celui que nous portons tous en nous. À la fois livre d’aventure et livre-mémoire, il ressuscite nos souvenirs enfouis.

Ma lecture

Incipit :

Il y a dans les hauts territoires de l’enfance, derrière les torrents, les ronces, les forêts, après les granges brûlantes et les longs couloirs de parquet, certains chemins qui s’aventurent plus loin vers le bord du royaume, longent les falaises ou le grillage et laissent voir une plaine tout en bas, c’est le pays des lendemains : le pays adulte. (p7)

Ce livre est inclassable. C’est à la fois des pensées, un récit personnel, une évocation du temps qui passe et surtout un retour sur les souvenirs d’enfance : un son, une odeur, une image qui parfois ressurgissent et nous replongent à la fois dans le passé mais également dans l’enfant que l’on était.

Timothée de Fombelle dans cette courte narration qui n’est ni un roman, ni un journal mais plutôt une sorte de récit autobiographique, d’un retour sur le passé, sur ces instants dont on ne se rend pas toujours compte, quand on les vit de l’importance qu’ils ont pour notre futur, mais également de la place qu’ils vont tenir dans nos souvenirs en ressurgissant parfois au moment où on s’y attend le moins. A travers des paysages, une maison, des objets mais également des images mentales personnelles, l’auteur partage avec le lecteur ses propres souvenirs en particulier auprès de ses grand-parents, nous invitant sans le vouloir à regarder par dessus notre épaule, à penser à nos propres souvenirs ou évocations et à plonger dans nos propres parfums d’enfant.

Ne vous est-il pas arrivé à vous aussi de retrouver grâce à une odeur, un bruit, la chaleur d’un été, une sensation sur le corps,  une musique de faire un voyage dans le temps et de retrouver l’enfant que vous étiez, les sensations du moment évoqué et d’avoir à la fois un regard attendri sur lui mais également sur ces moments d’insouciance où l’avenir n’était même pas à l’ordre du jour et où nous ne pensions qu’à vivre l’instant présent. Ces souvenirs peuvent ressurgir n’importe où n’importe quand et l’on comprend que ce qui était insignifiant à l’époque prendre une autre signification à l’âge adulte, il nous construit parfois, laisse une trace indélébile malgré le temps.

Neverland, à la manière du monde imaginaire de Peter Pan, nous entraîne dans l’enfance de Timothée de Fombelle, un récit très personnel que j’ai aimé mais sans vraiment y pénétrer peut-être parce que ce monde est son monde et ne peut-être qu’évocateur pour lui mais il m’a malgré tout entraînée dans ma propre enfance, avec d’autres sons, d’autres souvenirs et c’était malgré tout une lecture aux accents tendres et nostalgiques mais que je ne suis pas sûre de garder en mémoire.

J’ai aimé.

Editions De La loupe – Février 2018 – 164 pages

Ciao 📚

Des diables et des saints de Jean-Baptiste Andrea

DES DIABLES ET DES SAINTSC’est une histoire d’orphelin et d’amour. Celle d’un vieil homme qui joue divinement du Beethoven sur les pianos publics. Il se fait appeler Joe, pour Joseph. On le croise un jour dans une gare, un autre dans un aéroport. Il gâche son talent de concertiste au milieu des voyageurs indifférents. Il attend.
Mais qui, et pourquoi ?
Alors qu’il a seize ans, ses parents et sa soeur disparaissent dans un accident d’avion. Il est envoyé dans un pensionnat religieux des Pyrénées, Les Confins. Tout est dans le nom. Après Les Confins, il n’y a plus rien. Ici, on recueille les abandonnés, les demeurés.
Les journées sont faites de routine, de corvées, de maltraitances. Jusqu’à la rencontre avec Rose, une jeune fille de son âge. La vie n’est alors que rêves de fugues.

Ma lecture

Une fois de plus je vais aller à contre-courant des avis sur ce roman mais je reste sur ma ligne de conduite dans ce blog : honnêteté par rapport à « mon » ressenti… Toutes les éloges et prix reçus m’ont poussée à me saisir du roman à la bibliothèque d’autant que j’avais plutôt aimé son précédent roman : Cent millions d’années et un jour et finalement je reste assez dubitative une fois le livre refermé à la fois sur ce qui a fait le succès de celui-ci mais également pourquoi un tel engouement.

De nos jours, un vieil homme, Joseph, mais il préfère Joe, 69 ans, joue sur les pianos mis à disposition dans les lieux publics : gares, centre commerciaux, aéroports, il attend et espère. Il se livre à nous et revient sur son enfance en 1969 et ce qui l’a amené à se retrouver à 16 ans aux Confins, un orphelinat dans le sud-ouest de la France dans l’attente d’un placement en famille d’accueil. Il y fera des rencontres amicales, amoureuse mais sera également confronté à la dure loi du directeur, l’abbé Armand Sénac et son assistant dévoué et bras armé, surnommé Grenouille, appliquant une discipline de fer.

Voilà le décor planté et les personnages s’installent, assez stéréotypés : les bons, les méchants, le simple, le chef, le violent, l’absent, le petit fragile, la jeune fille, les rebelles, le professeur de musique et maître à penser, personnages stéréotypés mais également récit très conventionnel dans sa forme. Dès le début de ma lecture j’ai été assez gênée par l’écriture, très imagée ou faisant appel à des envolées lyriques dont je n’ai pas toujours compris le sens, le pourquoi, parfois décalées par rapport au contexte et lorsqu’il n’y en a que quelques unes cela passe encore mais là le texte en est truffé comme :

Une liberté encore maladroite, un tas de duvet gauche au vol tordu, zigzagant, mais qui, l’espace de vingt mesures, avait filet comme l’aigle royal qu’il deviendrait un jour. (p143)

Sans passé, sans avenir, sans avant et sans après, un orphelin est une mélodie à une note. Et une mélodie à une note, ça n’existe pas. (p248)

Et puis surtout le sujet : un orphelinat dirigé d’une main de fer (et même pas dans un gant de velours) par un religieux (presqu’un fou de Dieu) qui n’hésite pas à appliquer sa propre loi et qui le fait grâce à un ancien légionnaire (carrément). Et là j’ai vite compris où je mettais les pieds, qu’elle était l’histoire et arrivée au bout de ma lecture je n’avais ressenti aucune émotion car cette histoire je l’avais en moi dès le début, tellement elle est prévisible,  respectant d’ailleurs tous les codes du genre : le drame, le désespoir, l’espoir en un ailleurs ou un héros (ici l’alunissage de la mission Apollo et l’admiration pour Collins, le seul à ne pas avoir posé un pied sur la lune mais à qui incombait la récupération des astronautes après avoir disparu pendant 47 minutes de l’autre côté de l’astre), les liens amicaux, la rencontre d’une jeune fille mystérieuse et puis ….. Bon, je ne veux pas gâcher votre plaisir mais il y a un dénouement avec de l’aventure, une lettre et des risques.

Mais pourquoi pas après tout, il faut renouveler le genre, mais quand on lit beaucoup, on a des scénarios en réserve (et c’est le revers de la médaille) et il en faut un peu plus. Et puis j’ai pensé à Nickel boys de Colson Whitehead mais également à un vieux film Les disparus de Saint Agil de Christian-Jacque avec lesquels j’ai trouvé certaines similarités. Alors si je fais abstraction de cela il reste l’écriture que je n’ai pas trouvée sincère, profonde : elle se veut poétique mais elle n’est pas spontanée, naturelle…. J’ai finalement eu le sentiment de lire un roman qui avait tous les codes pour en faire un succès : de la tristesse, de l’effarement (voire de la révolte) pour les conditions dans lesquelles vivent les enfants dans l’orphelinat (œuvre de pure fiction ici), un brin de suspens teinté d’aventure et une belle histoire d’amitié avec des forts et des faibles (en plus des diables et des saints) et des beaux sentiments.

Je ne vais pas en écrire plus car je m’en veux un peu d’avoir céder à cette lecture qui ne m’attirait pas  mais j’en tire malgré tout une leçon (grâce à elle mais aussi à bien d’autres romans) : être plus vigilante sur mes choix de lectures, ne pas toujours me laisser tenter par les trompettes du succès, des prix car ce qui plaît aux autres n’entre pas toujours dans mes choix personnels et cela ne nuira pas au succès du livre, déjà très grand.  Je demande du dépaysement, de l’originalité, de la profondeur, de la créativité….

D’autres blogs en parlent comme : KrolSandrion, Nom d’un bouquinRoseleenAntigoneLire et vous, Pamolico, Les liseuses, Au fil des livres, La marmotte à lunettesMon petit carnet de curiosités, Entre les lignes qui ont toutes beaucoup aimé et parfois eu un coup de cœur….. Alors ne vous fiez pas à mon ressenti, il est personnel, honnête et sans aucune influence afin d’être en accord avec moi-même.

Je reste pour ma part sur ma position : Bof-Bof.

Grand Prix RTL / Lire 2021

Editions L’Iconoclaste – Janvier 2021 – 320 pages

Ciao 📚

L’enfant parfaite de Vanessa Bamberger

9791034903443_1_75.jpgRoxane entre en classe de première S à Sully, lycée parisien élitiste. L’excellence et la perfection la constituent. Elle a intégré les exigences de ses parents. Mais depuis la rentrée, rien ne va plus, ni les maths, ni l’amitié, ni l’apparence physique.
Avec son verbe slamé, Roxane raconte la pression scolaire, la perte de confiance en soi, l’indifférence et l’incompréhension des adultes. Pour soigner l’acné qui enflamme son visage, elle n’a d’autre recours que de solliciter un ami de son père, cardiologue, pour une ordonnance de complaisance. Autour d’elle, personne ne voit venir le drame.
De ce qui est arrivé à Roxane, François, le cardiologue, doit répondre devant le Conseil de l’ordre des médecins, procès au cours duquel il cherche désespérément à saisir l’enchaînement tragique des choses.

 

Ma lecture

Roxane a la pression, celle de ses parents qui veulent pour elle l’excellence mais Roxane est mal dans sa vie, mal dans sa peau et cela ses parents récemment divorcés ne le voient pas ou ne veulent pas le voir, plus préoccupés par leurs vies que par leur fille. Ils ont placé en elle toutes leurs espérances, toute leur fierté de parents, ne s’arrêtent pas à ses changements d’humeur, ses moments de silence, de mal-être et ne pensent qu’aux notes, aux résultats.

François, cardiologue, a réussi sa vie entre son cabinet et la clinique où il opère, mais un grain de sable remet tout en question. Il attend un jugement qui risque de tout remettre en question mais c’est pour lui l’occasion de faire le point sur sa vie.

On pourrait penser qu’ils n’ont rient en commun et pourtant ils vont se rejoindre : deux vies, deux âges, deux parcours, deux langages pour exprimer un mal être, une pression qui pèse, une pression issue de l’extérieur et qui finit par tout envahir. On pourrait penser qu’ils sont heureux, qu’ils ont tout pour être heureux et pourtant…..

L’auteure restitue les deux parcours avec une écriture-reflet de chacun (celle de Roxane m’a posé quelques problèmes et m’a obligé à consulter très souvent le lexique en fin d’ouvrage mais j’ai finalement eu la signification de certains termes que j’entendais parfois) qui permettent de mettre face à face deux façons d’exprimer ses maux à hauteur d’une adolescente et d’un adulte. Deux vies, deux âges, deux univers mais un même mal.

Vanessa Bamberger signe un roman à deux tons : celui d’une adolescente de son temps avec les soucis de son âge : amitié, amour mais surtout solitude familiale où elle ne trouve aucun écho, aucune écoute, ses parents toujours par monts et par vaux et n’attendant d’elle que passage dans une grande école prestigieuse et celui d’un adulte que rien ne préparait réellement à affronter le Conseil de l’Ordre des médecins, à la remise en cause de son travail. 

On retrouve les thèmes de la pression, voire de la compétition et des rivalités qui entrent, pour les deux narrations, en ligne de mire :  être le (la) meilleur, exceller pour réussir même si la réussite ne tient pas forcément dans l’excellence. 

J’ai aimé suivre en cinq mouvements les destins (et je n’ose la descente en enfer) de ces deux êtres brisés à des âges différents, pour des raisons différentes : l’une par l’exigence de parents qui n’ont de relations avec leur fille que sur le chapitre des résultats, par le climat qui règne dans les lycées côtés où seuls les meilleurs gagnent, préparant de futur(e)s adultes à la compétition perpétuelle, où les professeurs se font managers plus qu’enseignants, croyant motiver leurs élèves en les rudoyant :

A croire que vous, nos profs, vous, nos parents, prenez du plaisir à nous voir souffrir, mus par l’obsession de nous dynamiser, nous secouer, nous endurcir. Peu importe si ça nous fait nous sentir stupides. Vous revêtez votre panoplie de manager. Nous ne sommes pas sur Terre pour nous amuser. Nous sommes priés d’être compétitifs, conformes, de bons produits homologués. Quels que soient nos efforts nous serons défaillants. C’est un système qui repose sur l’échec. Une société de tyrans. Bats-toi mon enfant lance-toi et si tu tombes tu te relèveras. Avec un peu de chance tu ne te fracasseras pas. Nous sommes vos cobayes nous sommes vos trophées, vos jouets sélectionnés pilotés triés orientés. Génération anxiété. (p82)

En refermant le livre se pose la question de la responsabilité : les parents, les enseignants, la société qui ne prône que l’excellence, le non-droit à l’erreur, à l’excellence, au parcours sans faute et sans écueil comme signe de la réussite parfaite ?

Vanessa Bamberger signe un roman fort, dur où la tension monte au fur et à mesure de la narration et qui se veut également une réflexion voire une dénonciation de nos systèmes d’éducation, de performance, de réussite au détriment du bonheur et de l’écoute. 

J’ai aimé mais je m’aperçois que je l’ai lu pendant mes vacances et qu’il m’a fallu un peu de temps pour me replonger dedans afin de rédiger ma chronique, signe qu’il ne m’avait finalement pas marquée autant que je le pensais.

Lecture dans le cadre du comité de lecture des bibliothèques

Editions Liana Levi – Janvier 2021 – 288 Pages

Ciao 📚

Les enfants sont rois de Delphine de Vigan lu par Françoise Gillard (lecture audio)

LES ENFANTS SONT ROIS AUDIO2010. Mélanie, qui a grandi dans le culte de Loana de Loft Story, n’a qu’une idée en tête : devenir célèbre. Mais son unique apparition dans une émission de téléréalité est un fiasco. Quelques années plus tard, mariée et mère de famille, elle crée sur YouTube la chaîne Happy Récré, mettant en scène Sammy et Kimmy, ses deux enfants, au quotidien. Bientôt, la voilà suivie par des millions d’abonnés, qui likent et commentent la moindre virée au supermarché, les vidéos d’unboxing où les petits déballent des cadeaux sans fin, et autres défis célébrant la consommation.
Pendant ce temps, une jeune femme, Clara, entre dans la police. Marquée par la perte brutale de ses parents et sa difficulté à fonder une famille, elle intègre la Brigade criminelle où elle deviendra « procédurière » – c’est-à-dire chargée de récolter sur les scènes de crime les indices qui lui permettront de rédiger une version précise des faits en vue des Assises.
Leurs chemins se croisent à la suite de la disparition de Kimmy, âgée de sept ans, lors d’une partie de cache-cache en bas de chez elle. Mauvaise rencontre ? Fugue ? Enlèvement ? Tandis que l’enquête progresse et qu’elle découvre l’univers des influenceurs, Clara mesure la violence que constitue Happy Récré pour les deux enfants qui en sont les rois… et les victimes.

Mon écoute

Il est toujours difficile de rédiger une chronique sur une lecture qui déçoit surtout quand l’ouvrage remporte un grand succès mais décidément Delphine de Vigan et moi ce n’est pas une rencontre linéaire. Autant j’ai beaucoup aimé Rien ne s’oppose à la nuit autant je n’ai pas apprécié Les gratitudes et Les enfants sont rois va rejoindre la catégorie des déceptions.

Je m’explique : si vous n’avez jamais eu connaissance des sites où adultes, adolescents ou enfants s’exposent que ce soit dans leurs vies privées, leurs activités et même les réseaux sociaux et leurs dangers, si vous n’avez jamais entendu parler des émissions de téléréalité genre Loft Story et compagnie, ce roman est pour vous et vous allez tomber des nues. D’ailleurs je dis roman mais il s’agit plus, pour moi, d’une enquête sur la médiatisation à outrance d’une famille et surtout des enfants très jeunes, avec force détails. A travers le regard de deux femmes : Mélanie la mère de Kimmy et Sammy et Clara l’inspectrice participant à l’enquête suite à la disparition de Kimmy, mais également des enfants eux-mêmes, l’auteure dénonce les dérives des procédés dans une société où la célébrité passe par une mise en avant des vies personnelles ou pire encore d’enfants parfois très très jeunes à des fins finalement mercantiles.

Pourquoi j’ai été déçue : parce que justement j’ai trouvé cela très froid, un récit journalistique, très documenté certes (je n’ose imaginer les heures de visionnage que l’auteure a dû faire), qui n’omet aucun élément (ni expressions ou dérives marketing et en plus en lecture audio je vous assure que les expressions utilisées par la mère ou les enfants m’ont insupportée) mais je reconnais que la démarche de l’auteure est utile pour montrer le conditionnement des enfants, comment Mélanie, la mère, pense, vit et possède tous les codes du système sur un fait de notre société actuelle que j’avais d’ailleurs déjà lu dans Réelle de Guillaume Sire mais qui ne m’a pas touchée.

Delphine de Vigan se fait porte-parole et utilise les dérives de notre société actuelle dans ses romans. Après les sentiments, les émotions voici le monde des réseaux sociaux traité mais sans beaucoup d’originalité, une transcription assez factuelle où j’ai regretté un manque de touche personnelle et créative pour ne pas ressortir un énième reportage sur l’utilisation des enfants, de leurs images et de leurs vies pour avoir une sorte de notoriété et en tirer des bénéfices. C’est finalement une enquête que j’ai lue écoutée genre « Cash investigation » sur les coulisses et mécanismes de ces sites où les êtres cèdent à l’attrait de la notoriété sans voir les conséquences, pourtant maintes fois évoquées, de la superficialité de tout cela et les dégâts que cela occasionne. Finalement tout cela est assez prévisible et le roman n’offre de ce côté aucune originalité.

J’ai toujours exprimé ici mon ressenti avec honnêteté et cela ne porte pas à conséquence car ce roman a fait le buzz et remporte un grand succès, l’auteure ayant utilisé elle-même tous les médias lors de sa sortie car elle connaît finalement très bien leur fonctionnement, mais ce n’est pas ce que j’attends, moi, personnellement d’une lecture et je n’ai pas été emportée ni par l’écriture ou l’ambiance du récit et je n’ai rien découvert de ce que je connaissais déjà.

Bof, Bof

Editions Gallimard – Mars 2021 – Audible 8 heures

Ciao 📚