L’annexe de Catherine Mavrikakis

L'ANNEXE

Quand elle n’est pas en mission à Londres, Tripoli ou Tel Aviv, Anna aime retourner à Amsterdam, dans l’annexe secrète où la famille d’Anne Frank a tenté d’échapper à l’horreur nazie. Durant un de ses pèlerinages là-bas, l’espionne se rend compte qu’elle est suivie. Promptement, l’organisation se charge de l’exfiltrer dans une maison de protection, dont on lui cache à dessein le lieu. C’est là qu’Anna fait la connaissance de Celestino, un fou de littérature. L’homme fantasque veille sur elle et sur les huit autres membres qui forment l’insolite communauté de cette nouvelle annexe. Entre Anna et lui s’amorce alors un dangereux pas de deux.

Ma lecture

Une espionne, Anna, la quarantaine, après avoir tué en mission un couple qui l’avait accueillie pendant deux ans, se retrouve mise à l’écart sans explication dans un lieu secret, une sorte de pension de famille tenue par Celestino qui prend en charge les personnes à  mettre « hors de circulation » et à isoler pour des motifs divers. Elle va devoir se mettre en mode « pause » et alors qu’elle n’est habituée qu’à compter que sur elle-même, en bonne espionne, à être dans l’action aux quatre coins du monde, elle va devoir vivre en communauté avec différents personnages qui lui sont inconnus. Elle qui, dès que ses « activités professionnelles » le lui permettent, aime se retrouver au 263, Prinsengracht à Amsterdam, dans l’Annexe où Anne Frank et sa famille s’étaient cachées pendant deux ans avant d’être dénoncés et déportés, va connaître un lieu d’enfermement assez « spécial ». En effet les murs sont recouverts de livres, la grande passion commune de l’hôte et de l’espionne et la littérature va devenir la source pour cataloguer chacun et  pour comprendre les liens et événements qui se déroulent dans ce lieu à l’écart du monde. Enfin cela c’est ce que j’ai cru comprendre. Pourquoi est-elle écartée par Agathos, son employeur, qui sont ces co-locataires, jusqu’à quand doit-elle être hors circuit et est-elle en danger ?

J’avais jadis essayé de comprendre l’espèce humaine par la lecture. (…) Mes lectures me permettaient de déchiffrer des tas de signes à même le corps, les gestes et les actions de ceux et celles qui m’entouraient. J’en faisais le matériau d’une histoire fabuleuse que je pouvais transformer à loisir. (p127-128)

J’ai démarré ma lecture et j’ai trouvé l’idée de départ intéressante, être enfermée par la force des choses mais pas pour les mêmes raisons, à des époques différentes et pas dans les mêmes conditions de vie. Se sentir proche d’Anne Frank par l’isolement, la solitude, la peur, oui pourquoi pas. Mais très vite (et heureusement le livre est assez court) j’ai senti que cela tournait un peu en rond (comme la narratrice) sans vraiment trouver de sens et d’issue pour moi. Le monde de l’espionnage ne me passionne pas beaucoup mais saupoudré de références littéraires et d’attributions de noms extraits de la littérature (Anna devient l’Albertine de Proust…) je dois avouer que je m’y suis perdue.

Entre les personnages aux identités multiples, réelles ou littéraires, une longue attente à essayer pour elle de savoir où elle était vraiment et quel est le but de ce confinement, qui est vraiment Celestino, ami ou ennemi, j’ai tenté de m’accrocher et ai tenu jusqu’à la dernière page (sans sauter aucune ligne) car je voulais savoir où allait me mener ces 240 pages et une fois fini je n’en ai pas toujours le sens. Peut-être un rapprochement avec l’enfermement d’Anne Frank ? La similitude des ressentis des deux femmes ?

Prendre Tourgueniev, Proust, Camus et Manuel Puig (dont Le baiser de la femme araignée sert d’éventuelle explication à la confrontation entre Anna et Celestino) ne m’a pas trop éclairé sur ce que l’auteure a voulu réellement faire passer. Peut-être n’avais-je pas toutes les références littéraires nécessaires pour la lecture de ce roman, peut-être n’y avait-il pas assez de limpidité à la fois dans le récit et son sens mais j’en sors très dubitative sur ce que je dois en exprimer.

Pour moi bof-bof mais peut-être que les passionnés d’espionnage et ayant les bonnes références littéraires y trouveront leur compte !

Editions Sabine Wespieser – Mars 2020 – 240 pages

Ciao 📚

La vie aux aguets de William Boyd

LA VIE AUX AGUETS

Comment réagit-on quand on apprend que sa mère n’est pas ce que l’on croyait et qu’elle a été une espionne pendant la deuxième guerre mondiale ? 
Ruth fait cette découverte et on suit parallèlement les deux récits : celui de Sal/Eva pendant ses missions au début de la guerre et le parcours de Ruth pour aider sa mère qui a le sentiment d’être surveillée, en danger, et pour cette raison elle a révélé à sa fille sa véritable identité et son passé.
Plaisante histoire d’espionnage mais aussi sur la quête d’identité. 
Le suspense est maintenu et au fil des pages on se prend à comprendre toutes les ficelles des espions, de leurs techniques pour se fondre dans le paysage, pour échapper à leurs poursuivants etc… 
Pas pour moi une révélation mais un livre plaisant car on sent une bonne maîtrise par l’auteur du sujet, de ses méandres.

Ciao

Opération Sweet Tooth de Ian Mc Ewan

OPERATION SWEET TOOTH

N’a pas passé le cap de la 100ème page : je m’ennuie, je sombre dans le texte sans arriver à m’intéresser à l’histoire de cette jeune femme, passionnée de lecture, qui se trouve recrutée par le MI5 (rien que cela) grâce à un professeur/amant….. bof bof …. Allez on laisse tomber. Moi j’ai un principe : si à la page 100 je n’arrive pas à entrer dans l’histoire, j’abandonne car il y a tellement de livres qui m’attendent. On ne peut pas plaire à tout le monde !

Ciao