Mon mois de Juillet 2022

BILAN JUILLET 22

J’ai peu chroniqué ce mois-ci même si la lecture m’accompagne toujours…. La chaleur, d’autres occupations, d’autres orientations, prendre le temps, voilà c’est un peu de tout cela et une prise de distance vis-à-vis des réseaux chronophages, pour retrouver une forme de liberté, de reprise de contrôle de mon temps, une pause et voir si cela changera, laisser faire. Mais j’ai quand même lu (entre autres) et :

J’ai aimé

LA MAISON SUR LE RIVAGE

La maison sur le rivage de Daphné Du Maurier (challenge les classiques c’est fantastique)

Chroniques rapides

L'OCCUPATION

L’occupation de Annie Ernaux – Editions Gallimard – 76 pages – Janvier 2022

Un court roman dans lequel Annie Ernaux relate la jalousie qui l’a dévorée après sa rupture avec W., une jalousie surtout dirigée vers celle qui partage désormais l’existence de W. et comment celle-ci est devenue obsessionnelle….

Un court roman, très court dans lequel on retrouve la manière sèche, au plus près des actes et des sentiments mais qui m’a moins touchée que La place ou Une femme peut-être parce que je me suis sentie moins concernée (vous savez que moi et les histoires d’amour…..) mais qui décortique parfaitement les mécanismes de la jalousie et ce qu’elle peut entraîner comme comportements, attitudes, pensées et même actes. Quand l’amour laisse la place à la jalousie et que celle-ci occupe tout l’espace, tout le cœur et tout le mental. Il s’agit là d’une hishttp://www.babelio.com/toire très personnelle, trop personnelle peut-être pour moi et j’ai parfois été gênée d’entrer ainsi dans son intimité.

J’ai aimé.

Je m’efforce seulement de décrire l’imaginaire et les comportements de cette jalousie dont j’ai été le siège, de transformer l’individuel et l’intime en une substance sensible et intelligible que des inconnus, immatériels au moment où j’écris, s’approprieront peut-être. (p45-46)

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PROFANES

Profanes de Jeanne Benameur – Editions Actes Sud – 240 pages – Janvier 2013

Un vieil homme Octave, 90 ans, ancien chirurgien, vivant seul dans sa maison, passe une annonce pour trouver quatre personnes pouvant l’accompagner dans ses journées et ses nuits avec un but différent pour chacune d’elles. Un homme, Marc, ancien militaire, Hélène, artiste peintre, Yolande, caissière et Béatrice, élève infirmière signent le contrat et occuperont chacun une tranche horaire et disposeront d’une chambre au dernier étage. Octave porte en lui un deuil, celui de sa fille, Claire, qu’il n’a pu sauver et la perte de sa femme, Anna, avec laquelle il a divorcé et qui vit désormais au Canada. Octave et ses aidants vont chacun, petit à petit, soigner leurs blessures, donner un sens à leurs vies, trouver le chemin de la rédemption, croire et espérer en l’humain au-delà de toute croyance.

Après le charme ressenti avec La patience des traces, je voulais à nouveau me confronter à la plume de Jeanne Benameur et j’ai été moins touchée par Profanes même si l’écriture est ici également empreinte de profondeur et capable de restituer les sentiments, contextes, ambiances des personnes et des lieux. Moins touchée peut-être parce que l’histoire, quant à son déroulement, est assez conventionnelle dans le sens « Ensemble on s’en sort » (ce que je ne conteste pas). Octave trouve dans l’équipe qu’il a réunie autour de lui comme il le faisait dans le bloc opératoire, la force et la confiance nécessaire pour parcourir le chemin du deuil et permettre à chacun de parcourir le sien, leur ouvrant les yeux sur le sens de la vie et de la mort. Quand on ne croit plus en rien, quand trop d’horreurs, quand trop de blessures, quand trop d’absences ou de déceptions, vers qui se tourner, en quoi croire ?

Cela me pousse à continuer à la lire car ce qui prévaut dans ses ouvrages c’est la qualité de l’écriture et la justesse de ses analyses des sentiments humains et l’ambiance de ses romans. Un moment à part.

Dans leurs regards la gravité de ceux qui ont appris que l’amour ne protège de rien. Qu’il sert juste à prendre tous les risques. Et qu’on est toujours aussi vulnérable. (p154)

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MEMOIRE DE FILLE

Mémoire de fille de Annie Ernaux – Editions Gallimard – Avril 2016 – 160 pages

1958 – Dans ce récit autobiographique Annie Ernaux se plonge dans son adolescence alors qu’elle a 18 ans et vit sa première expérience sexuelle alors qu’elle occupe un poste de monitrice dans une colonie de vacances dans l’Orne. Elle retrace sa rencontre avec H, responsable du lieu, comment elle va découvrir la sexualité avec lui, mais également les mois qui ont suivi cet été qui fut un tournant dans sa vie de femme mais également dans sa vie professionnelle.

Annie Ernaux se concentre sur sa vie personnelle dans ses ouvrages, elle se fait la représentante féminine d’une génération et n’écrit que sur sa vie de fille, de femme, il faut le savoir et ne pas être contre l’idée d’entrer dans son intimité, la plus crue parfois, car finalement en écrivant sur elle, elle écrit sur nous toutes, les femmes, toutes les femmes, en mettant en mots ce que nous ne dirions pas tout haut, dans ce que nous avons parfois de plus intime.

Et ici elle se met une fois de plus à nu : ses obsessions, ses malaises (boulimie), son rapport à son milieu social et celui des autres, la manière dont elle est perçue par les autres par son comportement sans oublier ses relations familiales et la manière dont l’écriture est entrée dans sa vie après avoir été dans l’enseignement.

J’ai découvert une Annie Ernaux jeune loin de l’image que j’ai d’elle, femme plus âgée et que je pensais plus « réservée, raisonnable »…. Mais nous avons toutes été jeunes, « folles », parfois inconscientes des actes, des pensées et des risques et avec toujours la rigueur qu’elle met dans son écriture pour être la plus vraie, la plus juste, sans fards ni pudeur.

Elle révèle une autre Annie Ernaux, celle de l’adolescente qui s’ouvre à l’extérieur, aux autres, aux hommes se bâtissant même une réputation dont elle « semble » se moquer, elle ouvre son album photo, trouve un sens aux détails y figurant parce qu’ils sont révélateurs du moment, du milieu social, de la mode de l’époque.

C’est un témoignage également d’une époque, celle de l’après-guerre, quand les esprits et les corps se libéraient, quand on cherche à se délivrer d’un milieu social, environnemental pour s’élever, quand on expérimente la vie, les autres. C’est la mémoire d’une femme pour la fille qu’elle était, qui l’a construite sans chercher à enjoliver les faits mais en les restituant tels qu’ils se produisirent et avec leurs conséquences.

On retrouve ici et là, pour qui a lu ses œuvres, des traces de ses autres récits et même si j’ai parfois l’impression de répétitions sur les thèmes traités, je la lis parce qu’elle écrit et ose tellement bien tout ce que nous rêverions nous-mêmes parfois de révéler.

J’ai presque beaucoup aimé.

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L'UN L'AUTRE

L’un l’autre de Peter Stamm – Editions Christian Bourgois – Janvier 2017 – 173 pages

C’était un jour comme les autres, un jour de retour de vacances mais ce soir-là Thomas a posé sa tasse et est parti, abandonnant Astrid et ses deux enfants, sans raison, sans motif, sans un mot, comme cela pour voir où cela allait le mener. Il se lance dans une marche qui va durer longtemps, le temps de savoir où est sa vie, tellement longtemps qu’on le pense mort, elle gardera toujours espoir car ils sont l’un l’autre, ils sont un couple, ils sont un.

Un roman à deux voix : celle de Thomas alterne avec celle d’Astrid, lui par les chemins, elle dans le quotidien de sa maison. Lui ne se pose pas de questions, il vit, elle, les questions, elle se les pose mais n’y trouve pas toujours de réponse même si parfois elle a une piste ou une intuition.

Un roman qui m’a tenue jusqu’à ses derniers mots, un récit de deux aventures personnels, l’un sans l’autre alors qu’ils n’avaient toujours été que l’un avec l’autre, un roman dans lequel règne une certaine tension dans le devenir de chacun, de l’évolution de leurs pensées. C’est avec une écriture douce et introspective que Peter Stamm évoque une histoire de couple, de disparition en laissant chacun raconter son passé, son présent, le futur est envisagé par l’une et est absent pour l’autre, vivant au jour le jour. La réalité et l’espoir sans jamais aucune accusation, violence. Deux vies, deux chemins qui cherchent un sens. Un roman d’ambiance qui parcourt deux vies.

Tout ce qu’on fait n’a pas forcément une raison. Ce n’était pas le fait d’une grande décision, mais plutôt le résultat d’une succession de petites décisions, du laisser-faire, se laisser faire. (p.160)

C’est Livrescapades qui m’avait donnée envie de découvrir ce roman.

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LES FALAISES

Les falaises de Virginie DeChamplain – Editions La Peuplade – Février 2020 – 224 pages
Un roman féminin puisqu’il s’agit de retrouver les traces intimes laissées dans un cahier par la grand-mère de la narratrice alors que celle-ci revient en Gaspésie lorsque sa mère se suicide et qu’elle vide la maison.

Son aïeule évoque tout ce qu’elle n’a pas pu dire à sa fille alors qu’elle l’a portait dans son ventre, ses rêves, son présent.

Même si ce fut une lecture agréable, limpide parsemée de certains termes québécois, je ne fus pas transportée par ce roman que j’avais vu passé ici et là. Un livre sur le deuil, sur les disparitions des origines, des racines et la transmission.

Traduction de Pierre Deshusses

A la rigueur

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CHIEN BLANC

Chien blanc de Romain Gary – Editions Folio – Août 1995 – 220 pages

Voilà un écrivain, un vrai, qui emprunte pour évoquer des sujets de société importants des chemins variés à chaque ouvrage. Ici à travers sa rencontre (le récit se veut autobiographique) avec un chien dressé par les Blancs pour « tuer » des Noirs, l’auteur qui vit à l’époque avec Jean Seberg, se fait le témoin du racisme que ce soit aux Etats-Unis mais également en France. En effet tel le voyageur qu’il était, il observe, compare et analyse les scènes auxquelles il est confronté alors que Jean Seberg s’implique, elle, dans des groupuscules anti-racistes parallèlement à sa carrière hollywoodienne et qu’en France les événements de Mai 1968 révolutionnent la société mais pas toujours les mentalités.

Faites-lui confiance pour chercher les petites bêtes de nos sociétés, y glisser ce qu’il faut d’humour « noir » pour mettre en évidence les contradictions, réactions, comportements des humains et inutile de vous dire que ce roman est finalement une des verrues de notre société comme celle présente sur le chien tueur, un pamphlet réaliste (malheureusement) et qui, malgré plus de 50 ans après, aurait pu être écrit aujourd’hui. Cerise sur le gâteau on découvre beaucoup sur l’auteur, ses réactions, ses attitudes et sur sa vie…… Un homme imprévisible !

J’ai beaucoup aimé

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LE TURQUETTO

Le Turquetto – Metin Arditi – Éditions Babel/Actes Sud – Juin 2013 – 288 pages

Constantinople -Début du XVIè siècle – On retrouve dans ce roman à la fois une aventure, celle d’Elie, né de parents juifs, orphelin de mère et fils de Sami, employé sur le marché aux esclaves où Elie apprendra à observer les corps, les expressions mais également comprendra qu’être juif demande à être sur ses gardes. A la mort de son père il s’enfuit à Venise où il se dissimulera sous un faux nom afin de pouvoir exercer son art, être peintre. Lorsque la vérité apparaîtra il fera face à l’église toute puissante et malgré son talent devra affronter les juges.
J’aime en principe les ouvrages qui mêle art et roman mais ici, et même si on m’a souvent vanté cet auteur, je suis restée à distance des péripéties d’Elie peut-être parce que celle-ci sont assez conventionnelles et prévisibles au vu du contexte du contexte que ce soit sur son identité et son art.
Cela se lit sans déplaisir mais sans non plus enthousiasme car il m’a manqué le petit truc qui le distingue d’autres ouvrages du genre.

J’ai aimé

J’ai également lu deux ouvrages de la rentrée littéraire dont je vous parlerai bientôt…..

Ciao 📚

La maison sur le rivage de Daphné Du Maurier

JUILLET BORD DE MER OU GRAND LARGE

J’ai trouvé très rapidement le livre adapté au thème du mois de Juillet dans ma PAL : Bord de mer ou grand large….. Un roman de littérature anglaise (tiens, tiens….) La maison sur le rivage de Daphné Du Maurier, roman que j’ai dû lire par le passé mais dont je n’avais aucun souvenir. Me voilà donc partie pour les Cornouailles et plus précisément à Kilmarth.

LA MAISON SUR LE RIVAGE IGDick est invité par son ami Magnus Lane à passer ses vacances, en solitaire dans un premier temps, dans le charmant petit village de Tywardreath en Cornouailles et plus particulièrement dans la maison qui porte le nom de Kilmarth. Il en a bien besoin car il se sent harcelé par son épouse Vita qui le pousse, alors qu’il vient de quitter la maison d’édition où il travaillait, à aller vivre aux États-Unis. En fait, Magnus, professeur de biophysique à l’Université de Londres, a besoin de lui pour expérimenter une drogue qu’il a récemment mise au point. Quoique réticent, Dick ingurgite cette potion et, à son extrême étonnement, se retrouve sur la lande en présence d’un cavalier mystérieux prénommé Roger. Attiré comme un aimant, il le suit et se rend compte rapidement qu’il a été propulsé au XIVe siècle dans ce même village. Phénomène étrange, il peut voir, entendre et comprendre sans que sa présence soit révélée. Renouvelant l’expérience à plusieurs reprises, Dick sera le témoin volontaire et invisible des amours, des passions et complots ourdis par la noblesse et le clergé de ce village quelque cinq siècles auparavant.

Ma lecture

Dès le premier chapitre Daphné Du Maurier nous plonge dans le bizarre, dans le paranormal et cela dès le début du roman : un paysage, un lieu puis soudain un cavalier débouche et on comprend très vite que l’écrivaine a décidé de nous immerger immédiatement dans son intrigue comme va l’être Roger après la première absorption de la drogue.

Car Roger est très admiratif de son ami Magnus lui faisant totalement confiance et peut-être également parce que cela lui procure un dérivatif à sa vie actuelle dont il a du mal à trouver un sens même s’il aime toujours sa femme, malgré son ton très dirigiste et n’est pas sûr que ce qu’elle veut pour lui soit ce qu’il désire.

Et très vite Dick va aimer vivre cette aventure extratemporelle grâce à la drogue fournie et tenir informé son ami de ses « voyages » pour que Magnus puisse les confronter à ses propres voyages et étudier les effets secondaires du produit. Et en effet, Dick va multiplier les excursions dans le XIVème siècle sur les lieux où se trouve la maison et vivre non seulement au milieu de complots familiaux mais également tomber amoureux d’Isolda, femme malheureuse dans son couple mais vivant une passion adultère intense. Etant le spectateur invisible et impuissant du présent dans le passé qui ressurgit devant lui mais dans lequel il ne peut intervenir, il va peu à peu prendre goût à ses excursions temporelles où se nouent des intrigues, des empoisonnements, des amours entre les familles et même des complots politiques. Comme toute drogue il y a addiction et danger à trop vouloir savoir sans compter que les paysages changent en six siècles et peuvent être mortels pour certains sans oublier que les effets secondaires vont mettre à rude épreuve son corps.

DAPHNE DU MAURIERDaphné du Maurier, déjà dans Rebecca, aime mêler l’étrange, le mystère (voire le paranormal) et les lieux;. Ici elle y ajoute une dimension : le voyage dans le temps, vers le passé des lieux avec ce qu’ils peuvent avoir garder d’histoires, de mystères et c’est le but qu’elle s’est fixée dans cet ouvrage édité en 1969 et qui rencontra dès sa sortie un grand succès. Le couple formé par Dick et Vita n’a pas les mêmes aspirations : elle, déterminée à retourner vivre sur son sol natal, lui, s’interrogeant sur son devenir mais n’appréciant que peu de choses de sa vie actuelle essentiellement constituée de la famille et amis de sa femme. Mais heureusement il a sa complicité avec Magnus, personnage énigmatique et qui n’apparaît qu’à travers les échanges qu’il a avec Dick.

Les voyages de celui-ci dans le temps vont vite devenir addictifs, se finissant toujours à un moment clé, le « téléportant » sur les lieux où il réside mais avec d’autres aspects, la nature et le monde moderne ayant remodelé les lieux. L’idée de départ est intéressante si l’on fait abstraction de toute les noms des villages, lieux souvent commençant pat « Ter » et qui m’ont perdue (c’est le cas de le dire) car l’autrice s’attache à suivre les déambulations pas à pas et j’avoue que j’ai eu beaucoup de mal à visualiser l’ensemble mais également par la généalogie des familles dans lesquelles Dick se propulse (même si figure en fin d’ouvrage un arbre généalogique).

J’ai pris le parti d’en faire abstraction, de laisser l’écrivaine libre de me faire parcourir les lieux qu’elle semble connaître parfaitement puisqu’elle vécut à Kilmarth jusqu’à sa mort en 1989, qui se trouve au bord de la mer et dont elle fit le lieu de villégiature de son personnage lui dédiant d’ailleurs son roman à lui et à ses prédécesseurs dans les lieux. Elle a toujours noué un lien très fort avec ses lieux de vie et surtout son manoir Menabilly, qui devint Manderley dans Rebecca, qui fut un gouffre financier mais également un moteur d’écriture afin de l’entretenir.

Une fois ce parti pris j’ai trouvé originale l’idée de construction du roman, voulant tenir le lecteur en haleine (mais nous sommes désormais plus exigeant sur la tension d’un roman), confrontant, comme son personnage principal, le passé au présent et ce dans un même environnement. Elle ajoute les subterfuges que doit trouver Dick pour ses « voyages » et leurs conséquences, car bien souvent les deux se mélangent et déroutent son entourage que ce soit Vita mais également d’autres personnages qui vont intervenir pour des motifs d’enquête (mais je ne vous en dis pas plus). En professionnelle du mystère, l’écrivaine conclut d’ailleurs son roman avec une porte ouverte sur l’inconnu…

C’est un roman plaisant, dépaysant que j’ai aimé mais sans toutefois être autant captivée que je l’ai été par la lecture de Rebecca et son climat oppressant et les personnages qui, même des années plus tard, sont encore présents dans ma mémoire (il faudrait d’ailleurs que je le relise).

Si vous vous intéressez à la vie de Daphné du Maurier et surtout de Menabilly, je vous recommande la lecture de la biographie que Tatiana de Rosnay lui a consacrée dans Manderley for ever qui nous apprend beaucoup sur cette écrivaine au caractère bien trempé et déterminée à vivre comme elle l’entendait.

Traduction de Maurice Bernard Embrède

Le livre de poche – 1970 – 441 pages

Lecture dans le cadre du challenge Les classiques c’est fantastique Saison 3 orchestré par Moka Milla et FannyLES CLASSIQUES C'EST FANTASTIQUE S3

Ciao 📚

Mon mois de Juin 2022

BILAN JUIN 2022

Un printemps aux airs d’été caniculaire….. Je n’aime pas la chaleur, la grosse chaleur qui me laisse impuissante, inactive et cloîtrée dans la pénombre de la maison. Mais vu mon tempérament je me suis malgré tout « bougée », ai participé à un atelier d’écriture pour soutenir ma bibliothèque, aux comités de lecture des bibliothèques et celui de la jeunesse (que je vais abandonner), ai fêté des passages, ai changé de look et fini le mois avec un séjour à Paris, un retour dans ma ville de naissance et d’enfance, un Paris que je n’aime plus mais qui me permet de voir des expositions, des lieux et des gens que j’aime. J’ai appris que certains animateurs partaient, d’autres arrivaient, j’ai commencé à lister les podcasts que j’aime écouter l’été, j’ai pris des décisions qui restent à appliquer (le plus compliqué parfois), j’envisage le futur différemment (comme je l’avais envisagé et non comme le présent a pris le dessus), je découvre Netflix, je prends le temps, je m’apaise. 

Mes lectures

Coup de 🧡

UNE VIE COMME LES AUTRES

Une vie comme les autres de Hanya Yanagihara

J’ai beaucoup aimé 

La patience des traces de Jeanne Benameur(et presque un coup de cœur)

Frankenstein ou  le Prométhée moderne de Mary Shelley (lu dans le cadre de la 3ème saison du challenge Les classiques c’est fantastique)

J’ai aimé

La mère à côté de Thael Boost 

Jonas ou l’artiste au travail de Albert Camus (lu dans le cadre de la 3ème saison du challenge Les classiques c’est fantastique)

Dark Island de Vita Sackville-West

J’ai aimé mais sans plus

LE PARFUM DES CENDRES

Le parfum des cendres de Marie Mangez lu par Sophie Frison (lecture audio)

J’ai vuFRERE ET SOEUR

Frère et sœur de Arnaud Despleschein, un film étrange comme l’est la relation entre Marion Cotillard et Melvil Poupaud (tous deux très bien ancrés dans leurs rôles) et comme le sentiment que j’ai eu en sortant de la salle, ne sachant pas trop ce que j’en pensais et même encore aujourd’hui…. Que c’est compliquée une famille !

 

J’ai visité

L’exposition du peintre finlandais Albert Edelfelt au Petit Palais et j’ai aimé tout aimé : le lieu, les toiles, les scènes représentées, les visages si expressifs. 

le Musée et Jardin Albert Kahn à Boulogne Billancourt. J’y ai trouvé la maison japonaise où je rêverais de vivre, nichée au creux d’un jardin zen. Un lieu hors du temps s’il n’y avait pas en fond sonore le bruit de la circulation….

Et pour clore le spectacle, une visite surprise au Centre culturel coréen (20 rue de la Boétie à Paris) pour un voyage immersif et colorée et une découverte de la fête des lanternes (j’ai adoré).PARIS JUIN 22 9PARIS JUIN 22 12 

 

Et puis des restos, des jeux, des balades, des papotages, du temps repris sur l’absence…

Juin est parti, Juillet est là et il y a un parfum de renouveau dans l’air……

Ciao 📚