Miss Mackenzie de Anthony Trollope

MISS MC KENZIE

Résumé

Mackenzie, une vieille fille de trente-cinq ans, fait tout à coup un bel héritage. Bientôt les prétendants se pressent… Désemparée, elle hésite entre son cousin John Ball, veuf et père d’une nombreuse famille ; Samuel Rubb, l’associé de son frère, quelque peu filou ; et le révérend Maguire, qui aurait été si beau sans son oeil défectueux. La situation se complique lorsque l’héritage est remis en cause… Il va falloir à Miss Mackenzie beaucoup de sang-froid pour sonder son coeur et éviter les pièges qu’on lui tend. Publié en 1865, inédit en français, Miss Mackenzie est typique de l’art du grand romancier. Sa maîtrise de l’intrigue, la vérité psychologique de ses personnages, son goût pour la satire sociale, son humour discret forçaient l’admiration de Henry James, de Raymond Queneau ou de Léon Tolstoï, qui disait de lui : « Il me tue, il me tue avec sa maîtrise ! »

Mon avis

Deuxième roman d’Anthony Trollope que je lis après Le Docteur Thorne que j’avais lu il y a quelque temps, que j’avais beaucoup aimé et qui m’avait permis de découvrir cet auteur classique de la littérature anglais. Comme la lecture avait été passionnante et comme je le fais souvent, je me suis décidée à lire un autre roman de l’auteur et cette fois-ci j’ai trouvé le récit certes intéressant mais un peu long. Peut être parce que j’ai eu le sentiment de retrouver les mêmes ressorts que dans le précédent : le mariage, la forturne, les rapports homme/femme, la société anglaise etc…..

Comme pour le précédent, l’auteur fait une étude sociétale intéressante surtout sur la condition de la femme célibataire, la « vieille fille », celle qui n’est pas mariée, pas très gracieuse, pas très riche et voilà le point capital. Est-ce que l’intérêt change à partir du moment où la fortune est au rendez-vous ? Et en plus Anthony Trollope s’amuse, comme dans Dr Thorne, a parsemé le récit de ses réflexions, notes, interrogations mais aussi de rebondissements. Il connaît bien cette société, la regarde comme un journaliste, nous montre ses travers, avec une écriture moderne, fine, acérée parfois, critique surtout.

La vérité est trop évidente. La vie d’une femme n’est ni parfaite, ni complète tant qu’elle ne s’est pas ajoutée à un mari. (p155)

Les personnages sont assez caricaturaux : on retrouve la future belle-mère très aristocratique, avide de fortune et de rang, le clergé avec ses influences, ses turpitudes et le monde du commerce, ses magouilles, ses détournements.

Je me suis plus ennuyée dans ce roman : le personnage de Margaret est pour moi trop indécise, elle va, elle vient, elle hésite, elle se pose beaucoup de questions, elle ne tranche pas, elle attend, ses sentiments ne sont pas toujours très clairs. Oui me direz vous, nous sommes au 19ème siècle et la femme en général n’avait guère d’autres solutions. Le récit est parfois assez répétitif des situations : les événements sont pris, repris, disséquer, analyser et cela alourdit la lecture.

Toujours des notes d’humour malgré tout, on sent que l’auteur s’amuse avec tout ce petit monde….. Il le connaît bien, il maîtrise la situation, il en joue, il se promène parmi ses personnages et nous offre une peinture assez réaliste de la société victorienne anglaise et de ses convenances…..

Ma note : ♥♥♥

Ciao

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