Une folie passagère de Nicolas Robin

UNE FOLIE PASSAGERE IG« Une femme dans mon genre n’a pas droit à l’erreur. Je me fais cette réflexion chaque matin au réveil, sitôt que j’ouvre les yeux… »

Bérengère s’évertue à être une parfaite hôtesse de l’air ; elle fait du ciel le plus bel endroit de la terre. Elle a quarante ans, vingt ans de métier, douze mille heures de vol au compteur, une robe turquoise sans faux plis et un impeccable chignon banane. Mais elle est en train de passer à côté de sa vie de femme, et certains ne manquent pas de le lui rappeler : ni mari ni enfants, quelques amants de passage sans considération pour elle.

Pourtant, elle cache ses blessures sous son uniforme et rien ne semble pouvoir altérer son désir de maîtrise et de perfection. Jusqu’au jour où une série de contretemps et d’obstacles vient dérégler cette mécanique bien huilée. Elle embarque alors pour une destination imprévue, sur un vol riche en surprises, qui ne sera pas de tout repos, et, poussée à bout, en vient à commettre l’irréparable.

Et si c’était dans la perte de contrôle que l’on trouvait le bonheur ?

Nicolas Robin relate les aléas d’une vie de navigant avec une plume alerte et pleine de fantaisie. Dans le ton des comédies loufoques qui mêlent humour, émotion et férocité.

Ma lecture

J’ai entrepris de sortir de ma PAL des livres que j’ai réceptionnés pour diverses raisons et toujours pas lus. Celui-ci en fait partie. Je l’ai reçu dans le cadre d’un concours je crois, mais vous commencez à me connaître, ce n’est pas le genre de littérature dans lequel je me plonge habituellement mais partant du principe que les choses ne sont pas figées, qu’une surprise peut survenir, je tente parfois d’aller là où je mets jamais les pieds. Alors je confirme : Ce n’est pas pour moi et je vais vous dire pourquoi. Ce n’est qu’un ressenti personnel par rapport à ce que j’attends d’une lecture.

Alors me voilà partie pour un voyage en compagnie de Bérangère, une hôtesse de l’air qui traverse une zone de turbulences de diverses sortes. Amour, estime de soi, famille, crise de la quarantaine, collègues de travail etc…. Rien ne va dans sa vie. Je l’ai suivie pendant trois jours de folie comme on ne les souhaiterait à personne, des catastrophes à la pelle, vous savez ce que l’on appelle la loi des séries, la scoumoune et monter dans un avion avec une hôtesse marquée à ce point par la malchance tient de l’héroïsme.

Les 232 pages que j’ai lues jusqu’au bout, vite, sans effort se tournent à la vitesse supersonique (trop facile, j’ai honte) ce roman entrant dans une catégorie où les codes sont connus, où l’on sait très vite que tout se terminera bien, en semant ici et là tous les ingrédients et indices, les stéréotypes pour un happy-end inévitable.

Que dire :  ce n’est pas un genre que j’apprécie. Un livre pour faire du bien ? Pour remonter le moral ? Oui peut-être mais moi il me laisse indifférente. J’ai beaucoup pensé pendant ma lecture à ces films dit de comédie romantique qui sortent par milliers toujours différents mais finalement toujours les mêmes. Il y a de l’humour mais aussi des répétitions, de la romance, Rodrigue, dès son apparition dans le premier tiers a tous les traits du prince qui sauvera la prineesse l’hôtesse en détresse. 

L’auteur porte un regard sur le métier d’hôtesse de l’air, qui fait peut-être rêver par le côté voyages, prestige mais à travers Bérangère il le montre sous un jour moins idéal, soumis à une pression constante, devant garder en toute circonstance allure et sourire, sollicitée et mise à mal par des passagers parfois grossiers, devant faire face à des situations relevant de la goujaterie ou du manque de civilité et en cela l’auteur casse un « mythe ».

Les passagers ignorent que les hôtesses de l’air se cachent dans les toilettes de l’avion pour pleurer. (p103)

J’ai hésité à rédiger cette chronique car je ne me sens pas la mieux placer pour le faire mais Je ne m’étendrai pas plus car je n’ai pas grand-chose à en dire. Je le conseille (mais suis-je bonne conseillère dans le cas présent) à tous les amateur (trice)s du genre, moi j’en suis sortie comme j’y suis entrée, pas plus mal, mais pas mieux me demandant, quand même, ce que j’avais été faire dans cet avion ce livre. Mais j’en ai tiré un bénéfice : cela confirme mon peu d’attrait pour ce genre.

Editions Anne Carrière – Mars 2019 – 232 pages

Ciao

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